Un pont unique entre l'idée et l'entreprise

Roger Noël... (Imacom, Jocelyn Riendeau)

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Roger Noël

Imacom, Jocelyn Riendeau

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Alexandre Faille

(SHERBROOKE) Un entrepreneur doit avoir de la détermination, de la passion et une bonne idée. Pour le reste, il y a l'ACET.

Depuis sa création en 2011, l'Accélérateur de création d'entreprises technologiques (ACET) fait figure de modèle de réussite. Le programme, créé dans le but de transformer des idées étudiantes en entreprises commerciales, compte aujourd'hui près de 40 projets sous son aile, dont certains sont déjà devenus de grands succès, notamment l'entreprise de jeu éducatif Classcraft qui rayonne jusqu'en Europe où la chaîne BBC lui a même consacré un reportage.

« On a plusieurs entreprises qui sont à la porte d'être reconnues comme de gros succès », reconnaît le président et directeur général de l'ACET, Roger Noël.

D'autres entreprises comme Immune Biosolutions, GCS Médical, Lumed ou encore Oneka, pour ne nommer que celles-là, font la fierté de l'équipe de l'ACET. En fait, seulement une dizaine de projets ont avorté depuis la création du programme. Reste qu'à la base, tous ces projets de jeunes entrepreneurs partagent un point commun : une carence en ressources.

« Notre système est basé sur ce qu'il leur manque, souligne M. Noël. Et ce qu'il leur manque le plus, c'est un réseau d'influences dans le domaine économique et un réseau de compétences pour de l'accompagnement, du mentorat et du coaching, autrement dit. »

Grâce à l'appui de l'ACET, les entrepreneurs apprennent par l'action le fonctionnement d'une entreprise et obtiennent les sommes nécessaires au lancement de leurs activités.

« On s'adresse surtout aux jeunes au baccalauréat, à la maîtrise et au doctorat. Ce sont des gens qui sont très brillants, mais qui ne connaissent pas grand-chose au monde des affaires. Ils connaissent la base, mais pas le fonctionnement et les exigences. Ce sont des gens qui ont passé leur temps à développer leurs connaissances en technologies », spécifie M. Noël.

Engouement croissant

Année après année, l'ACET reçoit toujours plus de demandes d'adhésion à son programme. Or, le programme est limité dans le nombre de projets qu'il peut soutenir. Sur 70 requêtes l'an dernier, une quinzaine ont été retenues.

« Cette année on en a accepté plus, mais on a 90 % des demandes qui pourraient être possiblement prises », note M. Noël.

« C'est une approche lean startup. Tu dois être capable de lancer ton entreprise avec quelques centaines de milliers de dollars ou quelques millions », ajoute-t-il. D'où l'absence

de projets liés aux molécules qui exigent des investissements de centaines de millions en recherche et développement.

Pour venir en aide à ses entreprises, l'ACET a amassé l'an dernier entre 15 et 16 M$ en plus de leur permettre d'obtenir certains services juridiques ou administratifs à coût moindre.

« On compense le manque d'équipe administrative solide. Ils ne sont pas capables de se payer des professionnels, qui sont des experts dans leur domaine, puisqu'ils en sont à leurs débuts. »

Il n'y a pas que l'engouement étudiant qui augmente pour l'ACET. Le gouvernement de

Philippe Couillard semble avoir trouvé en l'organisme un modèle à reproduire à l'échelle du réseau universitaire.

« Dans le budget de 2014, l'ACET est mentionnée comme le modèle à suivre pour les universités si elles veulent obtenir une chance d'être financée », indique M. Noël.

Et pour cause, car l'investissement est rentable. Le provincial n'injecte que 150 000 $ annuellement dans cet organisme qui a déjà contribué à la création de plus d'une centaine d'emplois.

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