S'inspirer des meilleures pratiques

François Coderre... (Imacom, René Marquis)

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François Coderre

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Alexandre Faille

(SHERBROOKE) Une première cohorte de 25 étudiants de la concentration en entrepreneuriat du baccalauréat en administration de l'Université de Sherbrooke est sur le point de lancer ses premières entreprises.

Il s'agit du projet central de cette nouvelle concentration lancée en septembre, fortement inspirée des meilleures pratiques universitaires dans le domaine de l'entrepreneuriat, où les étudiants doivent, à partir d'un budget de 3000 $, créer, gérer, puis fermer leur entreprise dès leur première année.

« On a été voir ce qui se faisait à Babson College. C'est l'université qui est la mieux classée au monde en ce qui concerne l'enseignement de l'entrepreneuriat et on s'en est beaucoup inspirée, explique le doyen de la Faculté d'administration, François Coderre. La philosophie de Babson, c'est que l'action l'emporte sur tout. Ils avancent que c'est en créant des entreprises qu'on apprend à en gérer une. »

Mais avant Babson College, il y avait tout un processus de réflexion amorcé en 2013, après la nomination au décanat de M. Coderre.

« Notre décision de faire un virage entrepreneurial prend ses origines d'un forum que l'on a tenu le 17 décembre 2013. Il a été retenu que l'on devait mettre un peu plus d'accent sur le volet entrepreneurial, explique-t-il. C'est surtout les gens du milieu des affaires qui ont fait ressortir ce besoin et on a aussi senti un fort intérêt de la part des étudiants. »

L'objectif de la Faculté d'administration est d'atteindre un taux de 15 % d'inscription de ses étudiants à cette concentration. Un chiffre qui devrait être rapidement atteint, selon le doyen.

Écosystème entrepreneurial

Le virage entrepreneurial s'appuie sur cinq piliers. L'un d'entre eux prévoit la création d'un département dédié à l'entrepreneuriat, ce qui implique l'embauche de nouveaux professeurs.

« Pour nous, c'est important d'avoir une masse critique de professeurs qui sont concernés par cette discipline, avance M. Coderre. Une des questions que l'on regarde, c'est le profil de professeurs recherché. Il y a une dimension recherche qui doit être là, mais est-ce qu'elle va être aussi importante que dans d'autres secteurs institutionnels, on ne le sait pas encore, on regarde quelles sont les pratiques ailleurs. »

La Faculté d'administration souhaite également développer ce que le doyen appelle un « écosystème entrepreneurial », qui verrait notamment l'ajout d'un Centre de recherche en entrepreneuriat et la mise sur pied d'accélérateurs pour soutenir les projets étudiants de création d'entreprises.

« Il y a déjà l'ACET qui existe pour les projets de nature technologiques, mais on veut en créer un aussi dans le domaine des services, c'est quand même le principal secteur d'activités du monde des affaires », évoque-t-il.

Le virage prévoit aussi à long terme l'ajout d'un étage dédié uniquement à cette discipline pour faciliter le réseautage, le renforcement des partenariats avec le milieu des affaires régional et à plus court terme, le développement des programmes de formation.

« À ma connaissance, nous sommes les seuls à offrir ces éléments de différenciation. Nous sommes les seuls à proposer autant de stages et la possibilité de créer une entreprise dès la première année. Ailleurs, ce sont quelques cours ou des profils qu'on va retrouver », résume M. Coderre.

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