Un 6e sens pour la croissance

Blair McIntosh... (Imacom, Jessica Garneau)

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Blair McIntosh

Imacom, Jessica Garneau

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(SHERBROOKE) Blair McIntosh est doué pour la croissance. Depuis qu'il a acquis Motrec International en 2011, le chiffre d'affaires annuel a quadruplé pour atteindre plus de 25 M$.

Avec son baccalauréat en administration de l'Université Bishop's, le jeune M. McIntosh a d'abord travaillé chez Waterville TG, à titre d'analyste puis de directeur du département de génie industriel. Un service qui passe de 100 à 1200 employés lors des cinq années où il y évolue.

En 1998, M. McIntosh achète Beckwith-Bemis. Fondée en 1917, il s'agit de la plus vieille compagnie manufacturière de Sherbrooke toujours en activité aujourd'hui. Il la vend à une entreprise publique de la Beauce en 2007, Texel, après avoir fait passer le chiffre d'affaires de 5 M$ à 20 M$.

« Quand j'ai acheté l'entreprise d'une famille américaine, elle faisait des pertes de 1 M$. Elle était en péril. Un an plus tard, on enregistrait un profit de 1 M$. Et quand je l'ai vendue en 2007, juste avant la récession, l'entreprise était à son meilleur », raconte l'entrepreneur qui a le 6e sens développé.

Après cette transaction, M. McIntosh

décide de prendre sa retraite. Il a 49 ans. Il déménage au Vermont avec la famille, dont une fillette adoptée au Québec la même année. Quatre ans plus tard, il revient au Québec et fait un retour sur le marché du travail en acquérant Motrec.

« Ce que j'ai appris de ces quatre années, c'est que jamais plus je ne prendrai ma retraite. J'aime beaucoup trop ce que je fais », lance en souriant l'amateur de jus vitaminés et de nourriture bio qui espère travailler jusqu'à 125 ans.

En comptant les entreprises américaines et une autre républicaine dont il a été actionnaire, M. McIntosh

a été propriétaire de six entreprises dans sa carrière et c'est chez Motrec qu'il rencontre la meilleure équipe d'employés.

« On est vraiment une famille. Je m'entoure de gens dix fois meilleurs que moi dans ce qu'ils font. Sans eux, je ne suis rien. Je ne dis jamais «mon» entreprise». Je dis toujours «notre» entreprise »,

déclare l'homme d'affaires anglophone aux ancêtres irlandais et écossais qui a grandi à Windsor

et qui s'exprime aisément en français.

Les fabricants d'automobiles forment la majorité de la clientèle de Motrec qui se spécialise dans la fabrication de véhicules industriels électriques. Motrec livre environ 2000 véhicules électriques par an et son catalogue comporte 80 modèles. Près de 90 pour cent du chiffre d'affaires provient de l'extérieur du Canada.

Motrec est le fournisseur exclusif de véhicules industriels électriques pour GM, Ford, Chrysler, Nissan et Tesla en Amérique du Nord et aussi pour Fedex Ground sur le territoire américain. BMW, Volvo, Honda et Volkswagen font aussi partie de sa clientèle.

« Nous avons livré plus de 300 véhicules à GM en un an et demi. Grâce à mon fils qui travaille avec nous, Motrec a obtenu le contrat de Tesla l'an dernier et cette entreprise croît tellement vite que nous avons de la difficulté à répondre à la demande », révèle celui qui conduit lui-même une Tesla. Entre autres.

Alcan, Rio Tinto, Elcoa, Hydro-Québec complètent la liste des clients majeurs. Motrec compte aussi sur un réseau de 650 concessionnaires à travers le monde.

Afin de soutenir la croissance, Motrec doublera la superficie de l'usine qui passera de 30 000 à 60 000 pieds carrés, au cours de la prochaine année.

M. McIntosh est impliqué dans l'incubateur d'entreprises de Sherbrooke, Espace-Inc, et investit maintenant dans des entreprises en démarrage de la région.

Si la tendance se maintient, ces jeunes entreprises devraient croître. Comme tout ce que touche M. McIntosh.

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