Cascades renforce sa position dans le carton d'emballage

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Le chef de l'exploitation de Norampac, Charles Malo, et le président et chef de la direction de Cascades, Mario Plourde, ont annoncé hier un investissement de 26,4 millions $ afin d'agrandir l'usine de Drummondville.

La Tribune, Yanick Poisson

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Yanick Poisson
La Tribune

(Drummondville) Les 214 travailleurs de l'usine de fabrication de carton Norampac de Drummondville avaient le sourire sur les lèvres, mardi matin, et pour cause. Cascades a annoncé qu'elle y investissait 26,4 millions $ afin d'agrandir l'usine et d'y aménager une onduleuse de marque BHS, la plus performante jamais installée au Canada.

D'une largeur de 33 mètres (110 pieds), le nouvel équipement est en mesure de produire 450 mètres de carton à la minute, soit deux fois plus que l'ancienne onduleuse. Il est aussi équipé d'un système de contrôle de qualité intégré, ce qui assurera, dit-on, une meilleure qualité de produit.

« C'est une occasion pour nous d'assurer notre leadership sur le marché et d'envoyer un message clair à notre clientèle que nos produits sont d'une qualité supérieure et que nous serons en mesure de leur offrir un service rapide », a précisé le chef de l'exploitation de Norampac, Charles Malo, précisant qu'une boîte canadienne sur trois était fabriquée par sa division.

Cet investissement à l'usine de la rue Janelle était devenu nécessaire étant donné la croissance constatée et anticipée du marché tant au Canada que dans le nord-est américain. La faiblesse du dollar canadien a effectivement permis à Cascades de dénicher de nouveaux contrats. La réduction des coûts de production reliée à l'installation de la nouvelle machinerie permettra également d'élargir le terrain de jeu de l'entreprise québécoise.

« En augmentant la capacité de production et en réduisant les coûts, les conditions sont en place afin qu'on aille plus loin avec cette usine-là », a admis le président et chef de la direction de Cascades, Mario Plourde.

QUALITÉ DE MAIN D'OEUVRE

Cascades compte sept unités de fabrication de carton à travers la province et aurait tout aussi bien pu mettre ses billes à Victoriaville ou à Kingsey Falls, mais a choisi Drummondville pour sa réalité géographique et la qualité de sa main-d'oeuvre.

« C'est une marque de confiance et de reconnaissance à l'égard des employés pour le travail qu'ils ont effectué au fil des ans. Même lors des années plus difficiles, ils ont maintenu la rentabilité. Maintenant, nous leur donnons la possibilité d'être encore plus efficaces. Il faut aussi dire que le fait que l'usine se trouve à proximité de la maison-mère de Cascades a eu une influence », explique M. Plourde.

Cascades investit environ 150 millions $ annuellement dans la modernisation de ses installations. Force est d'admettre que Drummondville aura droit à la part du lion cette année. Il s'agissait effectivement d'une deuxième annonce en deux jours pour la région.

Le président du conseil d'administration de Cascades, Alain... (Archives, La Tribune) - image 2.0

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Le président du conseil d'administration de Cascades, Alain Lemaire

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« Nous sommes en mode expansion »

Après une dizaine d'années à limiter les dégâts, Cascades est maintenant de retour sur les rails et elle multiplie les investissements afin de profiter des différentes perspectives de croissance qui s'offrent à elle dans les secteurs du papier et de l'emballage.

« Nous sommes sur une lancée, déclare le président du conseil d'administration de la multinationale, Alain Lemaire. La faiblesse du dollar canadien nous avantage, les coûts d'énergie sont bas et les marchés sont en croissance. Nous avons également laissé tomber quelques unités moins rentables, ce qui nous donne les coudées franches. C'est ce qui nous permet d'être optimistes et d'investir. Nous sommes en mode expansion. »

Le plus jeune des frères Lemaire n'a pas manqué de souligner le travail effectué par son successeur, Mario Plourde, au cours des dernières années. Moins attaché émotionnellement à certaines usines moins rentables, le gestionnaire n'a pas hésité à prendre les décisions qui s'imposaient. « Il ne faut pas que les Lemaire survivent à Cascades, mais que Cascades survive aux Lemaire. Nous avons maintenant une entreprise plus présente aux États-Unis et mieux balancée », remarque-t-il.

S'il a suivi avec attention les dernières élections fédérales, M. Lemaire ne croit pas que l'élection d'un gouvernement libéral aura une grande incidence sur les résultats de l'entreprise ou sur le marché en général. Il espère que Justin Trudeau et son équipe continueront de mettre de l'avant les conditions nécessaires pour favoriser le développement.

« Un gouvernement peut favoriser la stabilité, simplifier la bureaucratie et aider financièrement des entreprises, mais, au bout du compte, ce sont des contextes comme la valeur du dollar, les coûts énergétiques et l'allure des marchés qui font la différence », dit-il.

Le cofondateur de Cascades ne sait pas sur quel pied danser lorsqu'il est question de l'imposante aide financière que le gouvernement du Québec a accordée à Bombardier au cours de la dernière semaine. D'un côté, il applaudit l'intervention visant à sauver l'une des plus importantes entreprises de la province et à préserver des emplois. De l'autre, il estime que la somme d'un milliard $ américain est imposante.

« Il faut les aider, mais à quel prix? Il y a des limites à subventionner. Le gouvernement a pris une décision et devra vivre avec les conséquences. On espère que ce sera positif et que Bombardier redeviendra le fleuron qu'elle a déjà été », conclut-il.

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