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Fermeture de Viandes Laroche: le syndic sollicite des offres

Bonne ou mauvaise nouvelle? On ne saurait dire... (Imacom, René Marquis)

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Bonne ou mauvaise nouvelle? On ne saurait dire pour l'instant, mais le processus de vente de l'entreprise et ou des biens des Viandes Laroche inc. vient d'être amorcé.

Imacom, René Marquis

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Yvan Provencher
La Tribune

(Asbestos) Le processus de vente de l'entreprise et ou des biens des Viandes Laroche inc. vient d'être amorcé. La firme Raymond, Chabot inc., agissant à titre de syndic, a été mandatée par la direction de cette entreprise pour préparer et coordonner un processus de sollicitation d'offres. Les soumissions seront reçues au bureau du syndic avant le mardi 3 novembre 2015 à 14 h, heure à laquelle le syndic cessera de les recevoir.

Bonne ou mauvaise nouvelle? On ne saurait dire pour l'instant, tout dépendra des résultats du processus qui s'amorce.

Puisqu'il s'agit du dernier abattoir sous inspection fédérale qui était actif au Québec, que les installations y sont très modernes et que l'entreprise compte sur une main-d'oeuvre qualifiée, tout indique que la communauté d'Asbestos qui poursuit sa mobilisation pour la sauvegarde cette industrie, peut demeurer positive en vue d'une relance de l'entreprise.

L'entreprise Les Viandes Laroche inc. est présentée dans le feuillet d'opportunité d'affaires comme une entreprise d'abattage, de transformation et de distribution de viandes à valeur ajoutée qui possède le plus gros abattoir de boeuf du Québec et qui fournit aux commerces de détail et à l'industrie des services alimentaires des produits de viandes fraîches ou surgelés depuis plus de 40 ans. Une centaine d'employés y oeuvrait jusqu'à récemment.

Viandes Laroche possède une usine moderne de 51 000 pieds carrés, construite en 2010 au coût de 10 millions $ avec des équipements polyvalents. L'abattoir possède une capacité d'environ 35 000 têtes par année et détient la certification de systèmes HACCP (Agence canadienne d'inspection des aliments). L'abattoir fournissait des viandes sous l'appellation Viandes sélectionnées des Cantons (VSC), une appellation qui garantissait un boeuf québécois sans antibiotique et sans hormones de croissance, traçable de l'étable à l'assiette.

La firme Raymond, Chabot inc. sollicite des offres d'achat pour l'entreprise ainsi que pour ses actifs, en tout ou en partie. Cette opportunité d'affaires s'inscrit dans le cadre de la restructuration statutaire de l'entreprise, laquelle se fait sous l'égide de la Loi sur la faillite et l'insolvabilité. On y indique que la transaction envisagée peut être structurée de différentes façons afin de permettre de répondre aux objectifs respectifs de l'acheteur ou du vendeur.

Outre son bâtiment principal dont l'évaluation municipale a été établie à 3 675 500 $, le syndic offre un second bâtiment situé à Danville, lequel abritait les opérations de l'entreprise antérieurement, le système de réfrigération, les équipements d'abattage, d'emballage de viandes, une flotte de camions et remorques réfrigérées, et plusieurs autres lots divers reliés aux activités de Viandes Laroche.

On se rappellera que Les Viandes Laroche inc. avait annoncé la cessation de ses activités le 15 octobre dernier, se voyant forcée de remercier sa centaine d'employés, victime des soubresauts de l'industrie du boeuf et de l'abattage au Québec, malgré l'attribution d'une garantie sur une marge de crédit de 2 millions de dollars par le gouvernement du Québec. L'entreprise n'a d'ailleurs pu profiter que partiellement de cette aide bloquée parallèlement au désengagement de l'institution financière qui a rappelé son prêt.

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