Moins de constructions, plus de ventes en 2016-2017

«En raison d'un marché de la revente favorisant... (Archives La Tribune, Jocelyn Riendeau)

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«En raison d'un marché de la revente favorisant les acheteurs et d'un stock de logements collectifs inoccupés relativement important, le rythme de la construction résidentielle se maintiendra à des niveaux historiquement faibles d'ici 2017», explique Marie-Claude Guillotte, analyste principale de marché à la SCHL.

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(SHERBROOKE) Les années à venir seront moins florissantes au chapitre de la construction domiciliaire dans la région que semble vouloir être 2015.

Selon le rapport Perspectives du marché de l'habitation, Sherbrooke, pour le quatrième trimestre de 2015 publié par la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL), les mises en chantier d'habitations se chiffreront à 1250 cette année.

Elles fléchiront toutefois à 1100 en 2016 et 1150 en 2017 dans la région métropolitaine de recensement (RMR) de Sherbrooke.

Pour sa part, le nombre de ventes augmentera à 1725 cette année, puis augmentera respectivement à 1800 et 1850, en 2016 et en 2017, selon l'indice Centris.

«En raison d'un marché de la revente favorisant les acheteurs et d'un stock de logements collectifs inoccupés relativement important, le rythme de la construction résidentielle se maintiendra à des niveaux historiquement faibles d'ici 2017», explique Marie-Claude Guillotte, analyste principale de marché à la SCHL.

«Il faut aussi se rappeler qu'en raison d'un ralentissement de la croissance des ménages, les besoins annuels de logements neufs seront essentiellement moins élevés qu'auparavant dans la RMR.»

Une reprise de l'activité a été enregistrée en 2015 sur le marché de la revente et devrait se poursuivre en 2016 et 2017. Les gains d'emplois, combinés aux faibles taux hypothécaires, attireront un plus grand nombre d'acheteurs.

«Malgré cette augmentation de la demande d'habitations, cela ne sera pas suffisant pour réduire significativement le nombre de propriétés à vendre sur le marché de la revente. Ainsi, les conditions détendues continueront de limiter la croissance des prix», a ajouté Mme Guillotte.

Au cours des deux prochaines années, le prix Centris moyen des propriétés résidentielles n'augmentera que de 1,0 pour cent, en moyenne, pour atteindre 233 000 $.

Sur le marché locatif, le taux d'inoccupation augmentera légèrement cette année (5,6 %) et l'an prochain (5,8 %) en raison d'une progression de l'offre d'appartements un peu plus forte que celle de la demande. En 2017, le taux d'inoccupation se maintiendra à un niveau élevé (5,8 %).

Ralentissement au Canada

À l'échelle canadienne, l'activité sur le marché de l'habitation devrait modérer au cours des deux prochaines années. Une augmentation du nombre de logements invendus, des hausses de prix et de taux hypothécaires et un plus large éventail de logements à louer devraient contribuer à ce ralentissement.

Les gains observés dans des provinces comme l'Ontario et la Colombie-Britannique ont compensé le ralentissement des provinces productrices de pétrole comme l'Alberta, a observé l'économiste en chef de la SCHL, Bob Dugan.

«Nous nous attendons toutefois à ce que cet effet compensatoire diminue au fil du temps», a-t-il prévenu dans un communiqué.

Le marché canadien de l'habitation a été une des inquiétudes clés de certains économistes en raison de l'accroissement du niveau d'endettement des ménages par rapport à leur revenu disponible.

La faiblesse des taux d'intérêt a aidé à alimenter les ventes et à faire grimper les prix dans plusieurs marchés.

Dans son plus récent rapport, la SCHL a indiqué s'attendre à ce que les taux d'intérêt progressent graduellement à partir de leurs niveaux actuels, à compter de l'an prochain.

Avec La Presse Canadienne

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