Viandes Laroche : les emplois d'abord

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Le maire d'Asbestos, Hugues Grimard, a assuré ses citoyens et les employés de Viandes Laroche que son conseil municipal était derrière cette industrie. « Qu'il s'agisse de la famille Laroche ou de tout autre promoteur, nous serons là pour les accompagner dans tout plan de relance.

Imacom, René Marquis

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Yvan Provencher
La Tribune

(Asbestos) Une centaine de personnes ont bravé le froid, le vent et une pluie constante, dimanche, afin de démontrer la nécessité de sauvegarder les emplois de Viandes Laroche à Asbestos. Ils demandent une solution concrète de relance de cet abattoir dont les activités ont cessé le 14 octobre.

Plusieurs personnalités publiques étaient présentes afin de rassurer les citoyens d'Asbestos à l'effet qu'ils prenaient très au sérieux ce dossier et qu'ils allaient tout faire ce qui est en leur pouvoir pour d'abord et avant tout, la sauvegarde de la centaine d'emplois de l'entreprise, un des plus gros employeurs de la région.

Au nom des employés, Sébastien Laroche est d'abord venu s'adresser aux citoyens réunis leur signifiant qu'il fallait rester forts, ne pas abandonner et demeurer solidaires. Sa conjointe Valérie, elle aussi employée de cette entreprise, nous mentionnait d'ailleurs que l'on devait sauver le plus d'emplois possible et que cette industrie doit être relancée. « Il faut sauver cette entreprise, on n'a pas le choix! » Son collègue et instigateur de la manifestation, Dominic Maheu, abondait dans le même sens disant qu'il ne fallait pas baisser les bras, que la lutte serait menée jusqu'au bout. Tous les trois gardent l'espoir sans équivoque.

Le maire d'Asbestos, Hugues Grimard, a assuré ses citoyens et les employés de Viandes Laroche que son conseil municipal était derrière cette industrie. « Qu'il s'agisse de la famille Laroche ou de tout autre promoteur, nous serons là pour les accompagner dans tout plan de relance. Nous voulons rassurer les employés à l'effet que la Ville d'Asbestos sera là en soutien. Nous avons fait un comité de travail avec les principaux intervenants économiques, pour rappeler l'importance du secteur agroalimentaire sur lequel nous avons misé, leur signifiant notre désir de collaborer avec eux et d'y mettre tous les efforts nécessaires ».

La députée du comté de Richmond, Karine Vallières, a livré un bref message. « Je suis là avec et pour vous, et nous continuons à travailler très fort. Il y a eu des rencontres la semaine dernière, le dossier avance, mais ces discussions sont du ressort privé. Pour le moment, il faut attendre les décisions qui seront prises par Claude Laroche, le président de l'entreprise, les décisions prises par les investisseurs potentiels, en plus d'avoir à considérer les créanciers. Il y a des pourparlers, et c'est positif selon moi, il y a encore beaucoup d'espoir », a-t-elle mentionné.

Pour sa part le nouveau député fédéral de Richmond-Arthabaska, Alain Rayes, s'est adressé à la foule en réitérant que l'objectif premier était de sauver ces emplois, quel que soit le modèle choisi, envoyant à tous un message d'espoir. « Tous les acteurs économiques du milieu y travaillent très fort et pour ma part, je prends une connaissance plus approfondie du dossier et je veux par ma présence souligner aux employés de Viandes Laroche et aux citoyens d'ici, ma solidarité. Je compte travailler en partenariat les principaux acteurs économiques et politiques pour faire en sorte de sauver ces emplois étant bien conscient des impacts de cette fermeture sur les citoyens, commerces et entreprises de la région. On ne peut se permettre de perdre ces emplois ».

Une bonne nouvelle a été transmise aux manifestants par Jean Boisvert, instigateur d'une pétition pour sensibiliser divers paliers politiques et leur demander d'intervenir rapidement pour assurer la sauvegarde de ces emplois dans le milieu.

« Depuis jeudi dernier, déjà plus de 4000 signatures ont été recueillies sur cette pétition, et ce n'est pas terminé! Ce que nous voulons, c'est faire débloquer le fonds existant de 50 M$ pour au moins relancer l'industrie le plus rapidement possible, afin de ne pas perdre les employés, leur expertise et les clients. Il faut pouvoir débloquer des fonds et on pourra s'en servir pour en assurer la rentabilité, si une injection d'argent s'avérait nécessaire. Cette pétition sera portée par les employés aux ministres responsables de l'appareil gouvernemental dans ce dossier. Il faut garder ces emplois dans la région, » a-t-il insisté.

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