Relance du projet de train Montréal-Sherbrooke

François Rebello... (Imacom, Jessica Garneau)

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François Rebello

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(SHERBROOKE) L'idée d'un train de passagers entre Montréal et Sherbrooke refait surface. L'homme d'affaires et président de la compagnie Train-Hôtel inc. François Rebello souhaite qu'une étude de faisabilité soit lancée pour qu'un projet jugé viable puisse voir le jour dans deux ou trois ans.

Mercredi, il parcourait d'ailleurs le trajet entre Montréal et Sherbrooke en train avec plusieurs élus et hommes d'affaires de la région pour leur permettre de vivre l'expérience. Il souhaitait du même coup recueillir des appuis. John Giles, président de la Central, Maine and Québec Railway (CMQR) était aussi du voyage et se dit très ouvert à collaborer.

Dans les 15 derniers mois, la CMQR a investi pour remettre ses chemins de fer en état de manière à augmenter la vitesse maximum des convois de 10 à 25 milles à l'heure. L'objectif serait de doubler cette vitesse avant de lancer officiellement le transport de passagers.

« Nous voulons remettre le train de passagers sur la voie entre Sherbrooke et Montréal. Cette fois-ci, ce qui est différent, c'est que le président de la CMQR est très intéressé à aider. M. Giles dit qu'il a déjà mis 25 M$ dans la voie verrée pour avoir une vitesse de 25 mi/h. Pour lui, aller plus vite que ça n'est pas nécessaire. Pour les passagers, nous avons besoin de 50 mi/h. Nous avons donc besoin d'un autre investissement. Lui estime qu'il en coûtera entre 7 et 8 M$. C'est ce que nous voulons valider avec une étude de faisabilité.

« Après, nous devons voir si les coûts correspondent à des revenus pour financer l'opération et voir si on peut la gérer de façon privée. Nous pourrions être intéressés à la gérer s'il y a une certaine rentabilité. À côté, il y a la question de la demande. Si on a un tarif de 75 $ aller-retour, est-ce que les gens vont prendre le train pour un trajet de 2 h 15? Pour que le train fonctionne, il doit aller à la même vitesse que l'autobus ou la voiture », explique M. Rebello.

L'homme d'affaires cherche donc des partenaires et cible le Fonds vert de la Fédération canadienne des municipalités pour financer la transition vers le transport en commun. Le coût de l'étude est estimé à environ 300 000 $.

François Rebello croit qu'il faudra un an pour mener l'étude et trouver des sources de financement. Les travaux sur la voie ferrée pourraient nécessiter une autre année. « L'important c'est de trouver les fonds nécessaires. Il y a des jeux mondiaux équestres qui s'en viennent à Bromont en 2018. Ça pourrait être une cible intéressante. »

M. Rebello, qui travaillait l'an dernier sur un projet de train-hôtel entre Montréal et Boston continue de viser le Massachusetts. « On veut aller à Boston. Au bout de ce chemin de fer, il y a la plage et Old Orchard. Le train que nous avons a des chambres. On peut dormir et se réveiller le lendemain matin à la plage. »

Des élus

Représentant le maire de Sherbrooke, le conseiller Robert Pouliot a indiqué qu'il transmettrait les informations recueillies au conseil municipal pour évaluer l'aide qu'il pourra apporter au projet.

Son collègue Louisda Brochu croit au potentiel du projet et prévoit que les investissements municipaux nécessaires me seraient pas élevés.

Parmi les autres élus qui se trouvaient à bord du train, le conseiller magogois Robert Ranger se disait enthousiasmé. « Pour l'environnement, le projet arrive dans un bon temps. Nous voulons aider Montréal à dégager ses rues. C'est du génie ce qui arrive. Ça facilitera la vie des gens en région qui travaillent à Montréal. C'est nécessaire. Nos voies sont désuètes, finies, et nous avons un promoteur qui est prêt à mettre de l'argent là-dedans. Nous travaillerons pour que ça se fasse. »

La mairesse de Bromont, Pauline Quinlan, abondait dans le même sens. « Il y a une volonté d'utiliser les infrastructures existantes pour relier la Montérégie et l'Estrie. Il faut regarder la faisabilité du projet. Nous avons un grand intérêt et nous voulons travailler ensemble. »

Enfin, François Rebello y voit une occasion de conclure un partenariat avec l'Orford Express. « Nous pourrions collaborer. Nous pourrions ajouter des wagons avec des couchettes à l'arrière sans problème si c'était la volonté. Je veux qu'on fasse un train dans lequel on vivra une expérience. C'est important qu'on y mange bien et qu'on y boive bien. »

Le propriétaire de l'Orford Express André L'Espérance était d'ailleurs à bord du train mercredi.

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