Pages jaunes supprime 300 emplois

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La Presse Canadienne
La Tribune

(MONTRÉAL) À mi-chemin dans sa transformation numérique, Pages jaunes (TSX:Y) restructurera certaines de ses activités, ce qui se traduira par le départ de 300 personnes, soit environ 10 pour cent de son effectif, principalement au Québec.

L'entreprise montréalaise a expliqué jeudi qu'il s'agissait principalement de postes de direction ou de fonctions qui ne correspondent plus au virage amorcé il y a deux ans.

«C'est toujours difficile, mais il y a des choses que l'on faisait avant et que l'on a plus besoin de faire de la même façon», a expliqué son président et chef de la direction, Julien Billot, en entrevue téléphonique depuis Halifax.

Environ les trois quarts des licenciements effectués par l'éditeur de l'annuaire Pages jaunes devraient l'être au Québec.

La restructuration devrait être complétée d'ici la fin du mois de novembre. Elle devrait générer des économies annuelles d'environ 30 millions $, qui s'ajouteront aux réductions de coûts d'entre 20 millions $ et 25 millions $ réalisées au cours des dernières années.

En dépit des 300 départs, M. Billot a rappelé que Pages jaunes avait embauché près de 400 personnes depuis deux ans.

«Nous avons ajouté des personnes dans le secteur numérique (...) en plus d'acquérir des compagnies dans de nouveaux secteurs, a-t-il dit. Il y a des gens qui ne peuvent pas intégrer ces fonctions.»

En révision constante de ses activités, l'entreprise a préféré annoncer l'ampleur de sa restructuration d'un seul coup plutôt que d'ajuster son effectif progressivement, à plus petite échelle, a expliqué M. Billot.

Après plusieurs années tumultueuses, Pages jaunes espère retrouver le chemin de la croissance d'ici 2018 dans le cadre du plan de redressement déployé par celui qui est aux commandes de l'entreprise depuis janvier 2014.

Les activités numériques représentent désormais 57 pour cent des revenus consolidés, comparativement à environ 35 pour cent il y a deux ans.

Malgré la mauvaise nouvelle annoncée jeudi, de nouvelles embauches dans le secteur numérique sont toujours prévues, a souligné M. Billot.

Il y a deux ans, la société avait également annoncé la suppression de 300 postes reliés principalement à ses activités des médias imprimés.

Le grand patron de Pages jaunes a expliqué que les autres détails financiers de la restructuration seraient fournis lors de la divulgation des résultats du troisième trimestre, le 10 novembre.

Au deuxième trimestre terminé le 30 juin, Pages Jaunes avait vu son bénéfice net glisser de 40 pour cent, à 16,5 millions $, ou 62 cents par action, alors que son chiffre d'affaires total avait reculé de 7,2 pour cent, à 204,8 millions $.

Aravinda Galappatthige, de Cannacord Genuity, a estimé que cette restructuration démontrait que le virage numérique de l'entreprise est bien amorcé et qu'il devrait permettre de solidifier sa performance financière.

«L'investissement massif rapporte et devrait mettre les investisseurs en confiance», écrit l'analyste dans une note transmise par courriel.

M. Galappatthige dit aussi s'attendre à une stabilisation du bénéfice d'exploitation ajusté de Pages jaunes pour l'exercice 2016, après des reculs de 25 pour cent constaté lors des deux derniers trimestres.

L'action des Pages jaunes a clôturé la séance de jeudi à 16,58 $ à la Bourse de Toronto, en hausse de 8 cents.

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