• La Tribune > 
  • Affaires 
  • > L'UdeS s'associe à un géant mondial de la recherche pharmaceutique 

L'UdeS s'associe à un géant mondial de la recherche pharmaceutique

Richard Leduc... (Imacom, Frédéric Côté)

Agrandir

Richard Leduc

Imacom, Frédéric Côté

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(SHERBROOKE) L'Université de Sherbrooke et l'entreprise GSK, géant mondial de la recherche pharmaceutique, ont conclu une entente visant à mettre au point un nouveau médicament qui pourrait mener à de nouvelles options thérapeutiques destinées aux patients présentant un trouble de surcharge en fer.

Le médicament qu'on souhaite mettre au point cible deux maladies génétiques, soit la bêta-thalassémie et l'hémochromatose héréditaire.

La bêta-thalassémie, assez rare, est beaucoup plus prévalente en Asie.

Quant à l'hémochromatose héréditaire, elle touche une personne sur 300. Environ 100 000 personnes en seraient atteintes au Canada.

L'accord de collaboration est survenu après que Richard Leduc, professeur et chercheur à la faculté de médecine de l'UdeS, se fut distingué au défi Découverte accélérée de GSK en 2013, qui réunissait des scientifiques du milieu universitaire de l'Amérique du Nord et de l'Europe.

L'excès de fer peut entraîner différentes conséquences chez les patients, comme le diabète et l'arthrite.

Les patients atteints d'hémochromatose sont traités par phlébotomie, qui consiste en des prélèvements de sang. « Pour faciliter la vie de ces patients-là, on imagine un médicament que les gens pourraient prendre afin de réduire les niveaux de fer, et les gens n'auront pas à se rendre en clinique pour des prélèvements de sang », explique M. Leduc.

L'entente avec GSK lui donnera notamment accès à une bibliothèque de millions de composés. « On n'aurait pas pu faire ce type de recherche-là sans l'apport de GSK », commente le chercheur de l'Institut de pharmacologie de Sherbrooke (IPS).

M. Leduc a dit ne pas pouvoir chiffrer la valeur de l'entente, celle-ci étant confidentielle. « C'est un phénomène qui se passe assez peu souvent : c'est la première fois en 20 ans de carrière que j'ai une collaboration comme celle-là. »

Le chercheur a profité de la conférence de presse en présence d'Amyn Sayani, directeur Alliances R&D chez GSK Canada, pour souligner l'importance de financer la recherche. « La recherche translationnelle c'est important, mais ça commence par la recherche fondamentale. Cette recherche fondamentale doit être subventionnée par le public, doit être subventionnée par les instituts de recherche en santé... C'est très important de continuer cela, et de ne pas réduire les subventions... »

Il faudra encore quelques années avant d'espérer l'arrivée d'un médicament.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer