Retour vers le futur aux laboratoires du 3IT

Des drones, des robots, des avions miniatures alimentés par l'énergie solaire.... (Imacom, Jessica Garneau)

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(SHERBROOKE) Des drones, des robots, des avions miniatures alimentés par l'énergie solaire. Les laboratoires du 3IT fourmillent de technologies susceptibles de transformer notre monde de demain.

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En entrant dans la pièce spécialisée au développement des technologies robotiques, un humanoïde accueille les visiteurs. Il est en démonstration, celle d'une technologie qui se développe à la vitesse grand V à l'intérieur de l'institut interdisciplinaire d'innovation technologique de l'Université de Sherbrooke (3IT) qui tenait hier la première journée portes ouvertes de sa courte histoire. Inaugurée il y a trois ans après des investissements de 50 M$, cette infrastructure se targue d'unir l'expertise des chercheurs universitaires aux réalités du marché dans une optique de partenariat.

«Certains projets sont alimentés par la curiosité des chercheurs, mais la majorité des projets, ce sont des entreprises qui nous approchent et nous disent quels sont leurs défis», explique le vice-recteur à la recherche à l'UdeS, Jacques Beauvais.

La conception de l'espace du 3IT s'axe sur le modèle d'une chaîne de production pour, encore une fois, viser une commercialisation des technologies. «Quand on fait des demandes de brevets, c'est parce qu'on veut que ce soit utilisé par quelqu'un», indique M. Beauvais.

Les technologies, qui se centralisent particulièrement autour des technologies de l'information et l'utilisation de données, s'appliquent à toutes sortes de disciplines, de l'informatique, au sportif, en passant par le médical.

«Au départ, il y avait beaucoup de travail dans le domaine médical et l'une des choses qu'on faisait, c'était de développer la capacité de quelqu'un à être un aidant naturel à distance grâce à une téléprésence. On a eu des projets qui permettraient à un chirurgien qui est à Montréal d'être présent pour une chirurgie à Mégantic par exemple. Ce sont des technologies d'information, mais c'est aussi du matériel qu'il faut développer», détaille M. Beauvais.

Approche collaborative

La structure interne du 3IT révolutionne en quelque sorte la philosophie derrière le travail de recherche. Traditionnellement, les locaux sont attribués aux professeurs et leur appartiennent, ils sont maîtres des activités qui s'y déroulent. C'est par exemple la situation qui prévaut actuellement à la Faculté de génie de l'UdeS. Le 3IT mise plutôt sur une approche collaborative où tout le matériel est partagé entre les professeurs, les étudiants et les entreprises, ce qui permet des économies sur le plan des frais d'entretien et une optimisation de l'espace, explique le directeur du 3IT, Richard Arès.

«C'est quelque chose qui ne se fait absolument pas dans les universités. Ici, on demande aux professeurs de tout partager et les résultats ont été d'une grande efficacité jusqu'à présent», note-t-il. Tellement efficace que le doyen de la Faculté de génie, Patrik Doucet, songe à adopter cette formule pour ses locaux sur le campus.

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