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Le Centre d'expertise en sûreté aéroportuaire portera le nom d'Airpole

Bernard Sévigny, maire de Sherbrooke, Josée Fortin, directrice... (Imacom, Jocelyn Riendeau)

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Bernard Sévigny, maire de Sherbrooke, Josée Fortin, directrice générale de Sherbrooke Innopole, Evica Kovacic, de l'Association du transport aérien international, Bernard Ricard, président d'Airpole, et Robert Roy, maire d'East Angus, étaient enchantés de la création d'Airpole.

Imacom, Jocelyn Riendeau

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(SHERBROOKE) Le centre d'expertise en sûreté aéroportuaire, jusqu'ici baptisé Alerte, portera le nom d'Airpole. Grâce à une entente annoncée lundi  avec l'Association du transport aérien international (IATA), des formations théoriques seront dispensées au Cégep de Sherbrooke et à l'Université de Sherbrooke en attendant l'érection des structures sur le site de l'aéroport de Sherbrooke.

Tel que La Tribune l'annonçait la semaine dernière, le projet Airpole doit prendre son envol en 2016 et comprendra trois phases, soit un centre formation, une vitrine industrielle et un centre de test d'intégration des technologies et d'équipements. Le projet, complètement indépendant de celui de transport des passagers à l'aéroport de Sherbrooke, nécessitera des investissements de 22 M$.

L'entente avec l'IATA constitue la clé de la voûte pour obtenir du financement des deux paliers de gouvernement, selon Bernard Ricard, président du C.A. d'Airpole et directeur associé du CLD du Haut-Saint-François, et Josée Fortin, directrice générale de Sherbrooke Innopole.

« Il s'agit d'une entente de trois ans pour un programme de formation théorique. Les premières cohortes sont attendues au printemps dans les locaux de nos partenaires. Nous espérons que les clients puissent profiter des trois plateaux que nous souhaitons construire en 2016. Nous avons donc déjà un client qui nous assure des revenus pour les trois prochaines années et nous espérons recevoir entre 250 et 400 personnes par année à Sherbrooke », explique M. Ricard.

« Actuellement en Amérique du Nord, il n'y a pas d'endroit pour exercer l'aspect pratique de ces formations-là. On a vu une opportunité de créer quelque chose d'unique et de structurant. L'IATA est détentrice de toute la connaissance du point de vue théorique. Nous simulerons différents types d'incendies qui s'éteignent à la mousse chimique. Il faudra des bassins pour retenir tout ça. C'est une expertise qui peut être pratiquée très peu souvent », ajoute-t-il.

Josée Fortin affirme que le dossier a été déposé auprès des ministres Denis Lebel, ministre de l'Agence du développement économique du Canada pour les régions du Québec, et Jacques Daoust, ministre de l'Économie, de l'Innovation et des Exportations au niveau provincial. « Nous sommes au début des pourparlers pour identifier les programmes dans lesquels Airpole pourrait s'inscrire, puisqu'il s'agit d'un projet de développement économique, et non d'infrastructures. Quand on a rencontré les gens du caucus estrien, M. [Ghislain] Bolduc nous disait qu'il était capital d'avoir l'entente avec l'IATA. Pour nous, c'est une belle carte qu'on a dans notre poche. »

Pourtant, M. Bolduc, le député de Mégantic, affirmait la semaine dernière que le projet n'avait pas été déposé à Québec. « Je pense qu'il y a eu un petit problème de communication. Nous avons rencontré le caucus des députés libéraux à deux occasions. Les documents sont au bureau de M. Daoust. Il y a peut-être un lien d'information qui ne s'est pas fait avec le bureau de M. Bolduc », précise Bernard Ricard.

Les paliers de gouvernement n'ont donné aucune garantie quant au financement. « À ce stade-ci, nous n'avons pas de garanties. L'intérêt de l'IATA pour Sherbrooke est dans l'optique de pouvoir développer l'aspect pratique, mais l'entente de trois ans ne comporte que la partie théorique. Ils sont confiants comme nous que le projet est suffisamment intéressant pour intéresser les deux paliers gouvernementaux. »

Mme Fortin précise que l'annonce se fait à ce moment-ci pour éviter que d'autres villes prennent Sherbrooke de court. « On veut être les premiers. Ça commençait à grenouiller un peu partout. Du fait que nous avons déposé aux deux paliers gouvernementaux, ce serait un peu fâchant que quelqu'un nous coupe l'herbe sous le pied. »

Le maire Bernard Sévigny se réjouissait de cette annonce. « C'est de la musique à mes oreilles. C'est le départ d'une belle aventure qui ouvre des perspectives extrêmement intéressantes pour l'avenir. À partir du moment où on a un centre d'entraînement très développé et qu'on a des gens de partout sur la planète qui viennent à Sherbrooke, ça va de soi d'avoir des gens qui arrivent par avion à Sherbrooke. Bien sûr, l'aéroport et Airpole peuvent se développer sans l'autre, mais nous atterrirons en même temps je pense. »

Le projet créerait 840 emplois en région sur dix ans, dont une vingtaine de personnes travailleraient directement chez Airpole. Les retombées économiques liées aux travaux de construction sont estimées à 14,6 M$. On vise la clientèle du Canada, du nord-est des États-Unis, et éventuellement de l'Afrique et de l'Amérique latine.

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