• La Tribune > 
  • Affaires 
  • > Dollar canadien: la scierie J.M. Champeau mise sur la diversification 

Dollar canadien: la scierie J.M. Champeau mise sur la diversification

Aménagée l'an dernier grâce un investissement de 7,5...

Agrandir

Aménagée l'an dernier grâce un investissement de 7,5 M$, la nouvelle ligne automatisée de J.M. Champeau s'inscrivait dans une stratégie d'affaires visant à profiter de la force du dollar canadien afin d'assurer sa croissance.

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(SAINT-MALO) Lorsque la matière première provient principalement des États-Unis et que les marchés sont répartis sur trois continents, comment réussit-on à maintenir l'entreprise à flot face à la fluctuation du dollar canadien? C'est le défi auquel la scierie de bois franc J.M. Champeau s'est attaquée dans les années 1990 en s'ouvrant sur le monde et en mettant en place une stratégie d'affaires visant à limiter les impacts sur ses zones dites de vulnérabilité.

«En tant que gestionnaire, tu ne veux surtout pas te retrouver à gérer une entreprise où le facteur principal de réussite est la devise faible! déclare le président Pierre Champeau. Il y a d'ailleurs plusieurs éléments sur lesquels nous n'avons aucun contrôle, dont la fluctuation des devises, les mises en chantier domiciliaires aux États-Unis comme au Canada et les cycles économiques.» Des impacts que l'entreprise atténue, entre autres, en ciblant des marchés niches plus stables, notamment les composantes destinées aux fabricants de queues de billards et de snooker, instruments de musiques et bâtons de baseball. La diversification des produits, tout comme celle des marchés permet aussi d'atténuer les aléas économiques planétaires. Ses principaux marchés sont d'ailleurs répartis en Amérique, en Europe et en Asie, ce dernier représentant à lui seul le tiers des exportations de l'entreprise.

«Nous avons aussi choisi d'équilibrer le plus possible nos achats en devises américaines versus nos ventes à l'exportation en devises américaines, une mesure d'atténuation que l'on appelle naturelle. Nos clients de partout dans le monde s'attendent à des produits d'excellente qualité, livrés dans des délais acceptables, à des prix compétitifs et stables. Comme il nous est impossible de suivre quotidiennement les fluctuations rapides des devises, une stratégie d'atténuation des impacts est essentielle au bien-être de l'entreprise et de ses clients à court, moyen et long terme.»

En contrepartie, on profite de la force du dollar canadien et du coût moindre des équipements, ceux-ci provenant en grande partie des États-Unis et de l'étranger, afin de procéder à des investissements majeurs et accroître la productivité. À preuve, en 2013 J.M. Champeau a injecté 7,5 M$ dans une nouvelle ligne automatisée d'équipements de tronçonnage, triage et empilage de bois. «Ce n'est pas quelque chose qu'on décide du jour au lendemain, il faut que cela s'inscrive dans une stratégie à long terme, souligne Pierre Champeau. Une entreprise qui n'a pas de croissance meurt à petit feu.»

Entreprise de quatrième génération, J.M. Champeau compte plus de 120 employés pour un chiffre d'affaires entre 20 M$ et 30 M$. Ses produits de première et deuxième transformation sont exclusivement usinés à partir de bois franc certifié FSC. Établies à Saint-Malo depuis le début des années1940, à quelques minutes de la frontière américaine, ses installations couvrent une superficie de plus de 18 580 mètres carrés (200 000 pieds carrés) avec une capacité annuelle de production de plus de 12 millions pmp (pieds mesure de planche), soit 29 000 mètres cubes.

«S'il est bien géré, le bois est une ressource renouvelable et abondante, rappelle Pierre Champeau. Il a sa place dans la construction et on sent qu'il y a un engagement de nos gouvernements d'essayer d'en accentuer l'utilisation, mais il y a encore beaucoup de travail à faire.»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer