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L'activité reprend chez CelluForce

Après plus de deux années et demie de mise en veilleuse, les activités vont... (Archives La Tribune, Maxime Picard)

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<p>Jacynthe Nadeau</p>
Jacynthe Nadeau
La Tribune

(SHERBROOKE) Après plus de deux années et demie de mise en veilleuse, les activités vont reprendre au cours des prochains jours à l'usine CelluForce de Windsor, dans la cour de la papetière Domtar.

La dizaine d'employés rappelés au travail aura le mandat de transformer les inventaires de nanocellulose cristalline (NCC) et de poursuivre l'optimisation des procédés de fabrication.

Si on ne parle pas encore de relancer la fabrication de ces cristaux tirés de la fibre du bois, c'est tout de même de bon augure pour l'usine de démonstration inaugurée en 2012 et mise en dormance dès janvier suivant.

« C'est une nouvelle étape pour CelluForce avec les nouveaux financements qu'on a reçus de TDDC (Technologies du développement durable Canada) et de Schlumberger », fait valoir le chef de la direction de CelluForce Sébastien Corbeil, arrivé en poste à la fin d'avril 2015.

« On avance très bien sur le développement. On est toujours à la recherche de financement, mais pendant ces presque trois années de dormance, il y a eu des avancées importantes dans les procédés. C'est de bon augure pour la suite des choses. »

Au printemps dernier, TDDC a annoncé une contribution de 4 millions $ à CelluForce pour optimiser le processus d'extraction de la NCC et développer des applications pour le secteur pétrolier et gazier.

La multinationale Schlumberger, dont on dit qu'elle est le principal fournisseur de services pour l'industrie pétrolière et gazière dans le monde, s'est aussi fait partenaire de l'aventure. « Nous avons toujours su que les applications de NCC étaient prometteuses bien au-delà du secteur forestier et nous considérons cet investissement d'une entreprise internationale aussi respectée que Schlumberger comme une confirmation de ce point de vue », avait alors commenté le président par intérim de CelluForce René Goguen.

« Il y a effectivement plusieurs applications possibles avec la NCC, met en perspective M. Corbeil. On a sélectionné les avenues les plus prometteuses. Le secteur pétrolier et gazier en est une. Ce n'est pas nécessairement le plus gros secteur d'activités mais comme on a un bon partenaire, on avance très bien. »

Autrse applications

Toujours en négociations avec d'éventuels clients et partenaires, M. Corbeil n'a pas voulu en dire davantage sur les autres applications dans la mire à court terme de CelluForce. On a déjà largement évoqué toutefois les possibilités commerciales dans les secteurs de la peinture, du traitement des eaux, des colles, de la pharmaceutique et de l'alimentaire.

Quant à savoir quand la fabrication pourra reprendre à Windsor, M. Corbeil se montre optimiste. « On va transformer l'inventaire (d'environ 10 tonnes sur les 30 fabriquées en 2012) en fonction de la demande et on va redémarrer l'usine quand on va avoir la demande pour le faire. Peut-être d'ici un an ou deux. »

CelluForce a établi à Windsor sa première usine de démonstration au monde. Ses actionnaires sont Domtar, FPInnovations et maintenant Schlumberger Canada. L'installation a nécessité des investissements initiaux de 43 millions $, dont 30 millions $ en provenance des gouvernements. « Les gouvernements fédéral et provincial ont beaucoup investi pour la transformation des domaines forestiers et le maintien des emplois et on avance très bien pour y arriver », conclut M. Corbeil.

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