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Presbytère St-Patrice: Gilles Bélanger montre toujours de l'intérêt

Le conseil de fabrique de la paroisse Saint-Patrice à Magog est passé de la... (La Tribune, Jean-François Gagnon)

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La Tribune, Jean-François Gagnon

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(MAGOG) L'homme d'affaires Gilles Bélanger continue d'avoir de l'intérêt pour le presbytère de la paroisse Saint-Patrice à Magog. Non seulement siège-t-il au comité consultatif chargé de se pencher sur l'avenir du bâtiment, mais il considère la possibilité de louer l'immeuble ou de l'acheter.

«Je vais effectivement regarder cette possibilité de location ou d'achat, confie M. Bélanger. Je trouve que c'est un super beau bâtiment avec une valeur patrimoniale non négligeable en plus.»

Celui-ci laisse entendre que le presbytère pourrait sans trop de difficulté être converti en auberge de jeunesse ou encore en établissement hôtelier pour aînés. «Et pourquoi on ne rendrait pas ses chambres disponibles aux jeunes travailleurs qui viennent de décrocher un contrat à Magog?», demande-t-il.

Rappelons que Gilles Bélanger a l'intention d'acquérir des terrains à l'îlot Tourigny, qui se trouve à deux pas du presbytère. Sur place, des locaux commerciaux devraient être construits. L'investissement prévu par l'homme d'affaires, dont le projet cible les commerces et les entreprises du secteur des technologies de l'information et des communications, est supérieur à cinq millions $.

«Ce qui est important, c'est que le presbytère ne tombe pas entre de mauvaises mains. Quelle que soit la décision du conseil de fabrique, il faudra que la vocation future du bâtiment soit en harmonie avec ce qui l'entoure.»

La paroisse forme un comité consultatif

Le conseil de fabrique de la paroisse Saint-Patrice à Magog est passé de la parole aux actes en créant un comité consultatif chargé de se pencher sur l'avenir du presbytère.

La formation de ce comité avait été réclamée par plusieurs personnes lors de l'assemblée des paroissiens qui s'est tenue le 11 août dernier au sous-sol de l'église Saint-Patrice.

Le médecin Guy Doyon, l'homme d'affaires Gilles Bélanger, l'ancien président du conseil de fabrique Claude Laffage, Marc Beaulieu, Michel Lamontagne, François Draper ainsi que François Théroux ont tous accepté de siéger à ce comité.

«Certains membres de ce groupe ont vraiment des opinions opposées, remarque le curé Donald Thompson. Je trouve ça magnifique qu'on puisse asseoir ensemble des gens avec une telle diversité d'opinions pour analyser la situation.»

Les membres du conseil de fabrique continuent de penser que la vente du presbytère de la paroisse Saint-Patrice est l'unique solution. Par contre, l'abbé Thompson assure qu'ils seront à l'écoute, advenant qu'une autre avenue soit proposée.

«Le conseil sera représenté par le trésorier Marc Ruel lors des rencontres du comité, mais celui-ci se contentera de répondre aux questions, au besoin. Il fera ensuite rapport au conseil», explique le curé.

Ces dernières semaines, l'agence immobilière Century 21 Estrie a retiré les pancartes qu'elle avait installées devant l'imposant presbytère. Le bâtiment est néanmoins toujours à vendre.

«Nous avons rapidement parlé avec notre courtier immobilier après l'assemblée de la mi-août et nous nous sommes bien entendus. À l'heure actuelle, la probabilité qu'on nous propose une offre à 1,6 million $ comme on demande est très faible. On n'a pas besoin d'un moratoire sur la vente. On a du temps devant nous.»

Entre autres, au cours des semaines à venir, la valeur marchande de l'immeuble sera évaluée. Le résultat obtenu au terme de cette démarche entraînera normalement à la baisse le prix demandé par la paroisse.

Si le comité consultatif opte pour une location, le conseil de fabrique exigera qu'on lui fournisse la preuve que ce scénario peut être «rentable et gérable» sans trop de difficulté. Le groupe de travail devra par surcroît soumettre un plan d'affaires détaillé et dénicher un locataire.

«Notre locataire actuel, les Ursulines, aura quitté le 1er mai prochain. Imaginez qu'on n'ait personne pour le remplacer. Ça voudrait dire qu'on perdrait 4000 $ par mois à partir de cette date-là», lance Donald Thompson, tout en admettant que de telles pertes soient aussi possibles en cas de vente après le 1er mai.

Pour qu'une location partielle du presbytère à des laïques soit autorisée, les bureaux administratifs de la paroisse ou du cimetière Saint-Patrice devraient obligatoirement demeurer dans le bâtiment. Une vente serait nécessaire à l'intérieur d'un délai maximal de sept ans si cette condition n'était pas respectée.

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