Plusieurs microbrasseries craignent pour leur avenir

Une des recommandations du rapport Godbout inquiète les propriétaires de... (Archives La Tribune, Jessica Garneau)

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(SHERBROOKE) Une des recommandations du rapport Godbout inquiète les propriétaires de microbrasseries québécoises. L'abolition de la réduction de la taxe spécifique sur l'alcool pourrait effectivement mettre en péril la survie de plusieurs microbrasseries et freiner la croissance de d'autres. C'est ce que croit Jonathan Gaudreault, copropriétaire de la microbrasserie Siboire et membre du conseil d'administration de l'Association des microbrasseries du Québec.

«Notre survie ne serait peut-être pas en danger à court terme, mais disons que ça n'irait pas bien, car l'ouverture de notre deuxième établissement a été planifiée en tenant compte de la réduction de la taxe actuelle, commente M. Gaudreault. Une chose est certaine, cela mettrait fin à tous projets d'expansion.»

L'abolition de la réduction de la taxe spécifique sur l'alcool est une des recommandations du rapport de la Commission d'examen sur la fiscalité québécoise, déposé en mars. Cette réduction de la taxe permet aux microbrasseries de récupérer 42 000 $ pour chaque tranche de 100 000 litres de bière vendus.

«La grande majorité des microbrasseries du Québec vend entre 50 000 et 100 000 litres de bière par année. Et cette réduction des taxes fait souvent la différence entre une année profitable ou déficitaire», soutient M. Gaudreault précisant que depuis la mise en place de cette mesure, en 2003, une centaine de microbrasseries a vu le jour au Québec portant le nombre à environ 130 établissements aujourd'hui. De nouvelles microbrasseries lancées en tenant compte de la réduction de la taxe spécifique sur l'alcool.

«De notre côté, on en vend environ 200 000 litres par an donc l'abolition de la réduction de taxe aurait un impact d'environ 100 000 $, une somme qu'il faudrait soustraire directement sur les profits. C'est certain qu'il faudrait rajuster les dépenses. Et avec les coûts engendrés par les nouveaux locaux sur la rue Jacques-Cartier, ce ne serait pas facile», explique le copropriétaire du Siboire.

L'Association des microbrasseries du Québec travaille actuellement sur un mémoire qui devrait être déposé à la fin août.

«Le mémoire démontrera au gouvernement que les millions récupérés avec cette recommandation du rapport Godbout sont minimes par rapport à l'impact sur l'emploi et la croissance des entreprises de l'industrie», relate M. Gaudreault.

L'Association des microbrasseries du Québec espère être entendue même si aucune consultation, à cet effet, n'est prévue par le gouvernement provincial.

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