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L'UdeS reçoit la plus importante subvention de recherche de son histoire

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Alexandre Blais

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(SHERBROOKE) 33,5 millions de dollars, ça ne change pas le monde, sauf que la faculté des Sciences de l'Université de Sherbrookeestime maintenant avoir ce qu'il faut pour travailler sur ce qui pourrait être la prochaine grande révolution industrielle.

L'Université de Sherbrooke a reçu la plus grande subvention de recherche de son histoire afin de démarrer une initiative qui doit accélérer le développement de technologies quantiques. Ce sont 33,5 millions de dollars qui sont injectés par le gouvernement du Canada sur sept ans dans le cadre du projet De la science quantique aux technologies quantiques, un montant qui provient du Fonds Apogée Canada créé par Ottawa.

«Notre objectif est de faire de l'Université de Sherbrooke un joueur incontournable dans l'industrie du XXIe siècle, basée sur la quantique», a déclaré celui qui sera à la tête de ce groupe de recherche, le professeur Alexandre Blais.

La subvention est d'autant plus impressionnante qu'à l'échelle canadienne, les dépenses en recherche dans les universités sont généralement en baisse.

«Dans le contexte que nous connaissons depuis plusieurs mois, c'est une très bonne nouvelle», a déclaré la rectrice de l'Université de Sherbrooke, Luce Samoisette.

Quantique 101

La physique quantique est très abstraite pour le commun des mortels, mais ses applications se retrouvent partout dans le quotidien. La quantique est à la base d'innovations technologiques comme le laser et les transistors qui sont eux-mêmes à la base d'objets devenus indispensables.

«Sans recherches fondamentales quantiques, il n'y a pas d'Internet, pas d'ordinateurs, pas de téléphones cellulaires. Sauf que cette physique quantique est devenue presque ordinaire. Nous, on va en explorateur dans une autre direction plus étrange», souligne le vice-recteur à la recherche, à l'innovation et à l'entrepreneuriat de l'Université de Sherbrooke, Jacques Beauvais.

Les principaux intéressés croient que ces innovations ne sont que la pointe de l'iceberg quantique. «Le potentiel de rupture technologique est phénoménal», relate M. Beauvais.

«Tu es capable de faire, avec des ordinateurs quantiques, des calculs extrêmement complexes et très rapidement. Tu peux avoir par exemple des codes de cryptages indéchiffrables», poursuit-il.

Enjeux de sécurité publique, de santé ou encore de développement technologique : les possibilités d'applications de la quantique sont multiples selon les chercheurs.

Un pont vers la commercialisation

Le gouvernement fédéral n'est pas le seul à saliver devant le potentiel développement de technologies quantiques avancées. Des entreprises comme Google, Microsoft et IBM travailleront de concert avec les chercheurs de l'Université de Sherbrooke afin d'être les prochains pionniers de l'industrie.

«Google et IBM travaillent sur une architecture d'ordinateur quantique, ce design est exactement celui sur lequel on travaille ici», mentionne à ce sujet M. Blais.

L'Université de Sherbrooke, déjà un chef de file en matière de physique quantique, compte avec cette subvention s'imposer comme un incontournable dans le domaine.

«Nous croyons qu'au terme de ce projet, nous aurons eu un rôle central pour soutenir l'éclosion d'une filière industrielle des technologies quantiques au Québec et au Canada», insiste M. Beauvais.

«On va travailler à trouver des applications beaucoup plus simples de la quantique pour le mettre sur le marché plus rapidement», souligne M. Blais.

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