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Expo-sciences internationale: ruée vers... d'autres découvertes

Les Sherbrookois Élizabeth Leblanc et William Salvail ont... (Photo fournie)

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Les Sherbrookois Élizabeth Leblanc et William Salvail ont pris part la semaine dernière à l'Expo-sciences internationale qui se tenait en Belgique. Fraîchement diplômés de l'école secondaire Mitchell-Montcalm, les deux coéquipiers y ont présenté leur kiosque La ruée vert l'or.

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(SHERBROOKE) Lors d'un voyage au Costa Rica en famille, William Salvail a pu observer un chercheur d'or à l'oeuvre dans une rivière. Il travaillait avec une batée, un outil ressemblant à un gros bol. «Il nous a dit que si on allait plus loin dans la forêt, on risquait de voir des gens armés, parce qu'ils cherchaient de l'or en utilisant des produits chimiques», relate-t-il.

C'est ce qui a convaincu le jeune homme, alors en quatrième secondaire, d'aller de l'avant avec un projet de kiosque sur la recherche d'or artisanale et les conséquences du mercure sur l'environnement. Avec sa coéquipière Élizabeth Leblanc, il a monté le stand La ruée vert l'or, qui a si bien figuré à l'Expo-science régionale qu'il s'est rendu à la finale québécoise, puis canadienne. Cerise sur le gâteau : le projet a même été sélectionné pour l'Expo-sciences internationale, qui se tenait la semaine dernière à Bruxelles, en Belgique.

Comment se sent-on, quand on s'amène dans la capitale de l'Union européenne avec un projet que l'on a tout d'abord présenté au Centre culturel de l'Université de Sherbrooke? «C'est assez similaire, mais ce qui était différent, c'est la façon dont on faisait les présentations. Étonnamment, c'était plus lousse qu'aux finales québécoise et pancanadienne. Je m'attendais à ce que ce soit au contraire plus strict et professionnel, mais non, on peut se promener et aller voir les gens des autres pays», rapporte celui qui a pu visiter des stands provenant de 60 pays différents.

Il faut dire que l'édition internationale ne se déroule pas sous forme de compétition, puisqu'il n'y a pas de jury. «C'est surtout pour nous donner une occasion d'échanger avec d'autres cultures.»

Vers la recherche

William Salvail vient de terminer son secondaire à l'école Mitchell-Montcalm. Est-ce que cette expérience aura contribué à orienter ses choix d'avenir?

«Je pensais aller en recherche à l'université, et je pense que je vais rester dans la même voie. C'était intéressant de voir que plein de pays envisagent la recherche différemment de nous. Quand tu travailles dans ce domaine-là, c'est vraiment international. Quand tu fais une découverte, tu la partages avec tout le monde, tu vas chercher des associés qui viennent de partout... c'est un peu ça que je ressentais», dit William Salvail.

Il mentionne que dans certains pays, comme la République tchèque, les élèves présentaient des sujets en lien avec la physique, tandis que dans des pays plus similaires au nôtre, les kiosques traitaient plutôt de techniques de production d'énergie ou encore de thématiques reliées à la santé.

Le séjour en Belgique a aussi permis à l'élève de faire des découvertes plus culturelles. «J'ai compris que les Canadiens ne dansaient vraiment pas bien! Il y avait un party, et j'ai réalisé qu'on était vraiment bouchés là-dessus...» dit en riant celui qui décernait dans cette discipline la palme d'or aux Colombiens, Mexicains et Argentins.

L'Expo-sciences internationale se tient aux deux ans. Huit Québécois s'y trouvaient cette année.

cdauphinais@latribune.qc.ca

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