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Le marché immobilier vit le ressac d'une économie instable

Le marché de l'immobilier favorise les acheteurs depuis le début de l'année... (Archives La Tribune)

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(SHERBROOKE) Le marché de l'immobilier favorise les acheteurs depuis le début de l'année 2015 et rien ne semble indiquer que la tendance s'inversera au cours des prochaines années.

C'est l'un des principaux constats que tire le milieu de l'immobilier en Estrie à la lumière des résultats des deux premiers trimestres de l'année. Le vice-président de la Chambre immobilière de l'Estrie, Roger Champoux, explique que le marché est «relativement actif, mais qu'il demeure un marché d'acheteur».

«Ça va probablement le rester pendant encore quelques années», ajoute-t-il.

C'est que la période d'instabilité économique mondiale et surtout provinciale inquiète les ménages qui optent de plus en plus pour des propriétés moins onéreuses.

«Au fil des ans, les gens qui avaient les reins solides ont commencé à vendre pour se donner un peu d'air», mentionne Lucien Choquette, courtier de l'Équipe Lafleur Davey.

Cette tendance, qui favorise les acheteurs, signifie que le prix affiché des maisons est plus stable qu'auparavant et que les délais de ventes s'étirent de quelques mois. M. Choquette estime qu'en moyenne, les délais de vente sont passés d'environ 4 mois à 6 mois après la mise en marché de la maison.

«Tout trouvait preneur autour de 2005 et 2007, alors le montant demandé au départ avait une moins grande importance à ce moment-là, mais ça aide beaucoup dernièrement d'arriver dès le début avec le bon prix», explique Mario Lamirande, courtier immobilier rattaché à l'agence Royal LePage.

Une stratégie que partage M. Champoux. «Je vais recommander aux vendeurs de cerner le prix le plus juste possible et aux acheteurs de bien identifier leurs besoins», souligne-t-il.

Plus difficile à Magog

À Magog, le marché immobilier tourne au ralenti et les transactions se font plus rares.

«On vit une situation que je n'ai pas connue dans le métier en 25 ans. De janvier à mai, ça a été très particulier. La bonne nouvelle, c'est que depuis un mois ça se passe beaucoup mieux et que je fais du rattrapage», confie Éric Kelly, courtier immobilier chez RE/MAX.

Le courtier immobilier souligne avoir vu, au cours des derniers mois, la Société canadienne d'hypothèques et de logement refuser les dossiers de six de ses clients qui avaient au préalable obtenu une autorisation d'une banque pour du financement, ce qui serait inhabituel. «Il y a de nouvelles normes en vigueur et elles ont un impact», soutient-il.

«Il y a moins d'entreprises industrielles à Magog. En 10 ans, on a perdu plus de 4000 emplois dans le manufacturier. Ça a un impact. L'économie est en difficulté et les projets sont absents. L'immobilier s'en ressent», évalue pour sa part Laurent Pelletier, courtier immobilier chez RE/MAX et coprésident de la Chambre de commerce et d'industrie Magog-Orford.

«Les gens qui n'ont pas une stabilité d'emploi vont reporter les projets à plus tard, résume M. Champoux. Ce n'est pas un contexte économique qui favorise la reprise.» Avec Jean-François Gagnon

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