Un Rudsak ouvre à Sherbrooke

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Le 29e Rudsak au Canada ouvrira ses portes samedi, à Sherbrooke.

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(SHERBROOKE) Contrairement à plusieurs grands joueurs de la vente de détail qui ont dû fermer boutique au cours des derniers mois à cause des difficultés rencontrées dans ce secteur d'activité, Rudsak est en expansion. La preuve : c'est samedi qu'ouvre le nouveau magasin de cette bannière québécoise au Carrefour de l'Estrie. Le 29e Rudsak au Canada.

«Les temps changent et je pense que ceux qui ont dû fermer leurs portes sont ceux qui n'entendent pas les consommateurs. Aussi, je crois que ce sont souvent ceux qui ont tenté d'être partout, dans tous les centres commerciaux. Il n'y aura jamais 200 magasins Rudsak au Canada. Rudsak accorde une grande importance à la localisation de ses magasins, on choisit nos sites de façon très stratégique et à la fin de l'année, avec l'ouverture de Sherbrooke, on couvrira le territoire québécois», explique le fondateur et designer de l'entreprise, Evik Asatoorian.

D'ici la fin de 2015, il y aura 30 magasins au Canada, dont 19 au Québec, neuf en Ontario, un à Vancouver et un à Calgary. Ensuite, Rudsak prévoit ouvrir entre 4 et 5 magasins par an dans le reste du Canada, jusqu'à un maximum de 40 magasins au pays. L'entreprise compte également plus d'une centaine de points de vente aux États-Unis, une trentaine en Asie et 25 en Europe. Après 2018, Rudsak mettra encore plus d'effort pour percer le marché américain.

Le secret derrière la croissance de l'entreprise, le propriétaire l'attribue à la renommée de la marque, sa clientèle de plus en plus éduquée et le savoir-faire. «Notre clientèle cible est les 25 à 35 ans, mais aujourd'hui on va jusqu'à 55, car les temps ont changé et, depuis une dizaine d'années, les mères portent les mêmes vêtements que leur fille», explique celui qui dirige l'entreprise depuis une vingtaine d'années, précisant que 70 pour cent de sa clientèle sont des femmes.

Le cuir demeure au centre des collections de Rudsak. «C'est pour cela que les gens nous connaissent et nous aiment. Nos manteaux, sacs, chaussures et accessoires sont faits avec du cuir de top qualité. On ne fait pas de compromis. Le cuir, c'est ma passion et il y a tellement de façon de le travailler aujourd'hui», relate M. Asatoorian, ajoutant que le chiffre d'affaires de l'entreprise connaît une croissance variant entre 30 et 35 pour cent au cours des cinq dernières années.

Le commerce électronique est aussi en hausse et représente actuellement 10 pour cent des revenus de l'entreprise.

«Oui, il y a de la compétition qui entre chez nous. Mais il ne faut pas attendre et ensuite réagir. Il faut être proactif. La concurrence étrangère viendra s'il y a de la place. Pour notre part, je considère qu'il n'y a personne qui fait ce qu'on fait», conclut le fondateur de Rudsak.

Un peu comme la Maison Simons qui annonçait cette semaine l'ouverture de huit nouveaux magasins au cours des quatre prochaines années, Rudsak poursuit sa croissance. Deux fleurons québécois qui se démarquent.

Rudsak s'installe dans l'ancien local de Cuir Danier (près de La Baie).

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