• La Tribune > 
  • Affaires 
  • > De beaux aliments sans produits chimiques, c'est possible 

De beaux aliments sans produits chimiques, c'est possible

Le professeur Peter Moffett dans son laboratoire, devant plusieurs plantes... (Photo fournie par Michel Caron)

Agrandir

Le professeur Peter Moffett dans son laboratoire, devant plusieurs plantes fluorescentes.

Photo fournie par Michel Caron

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

Emanuelle Boutin-Gilbert
La Tribune

(SHERBROOKE) Un virus qui produit une protéine fluorescente permet de mieux comprendre les mécanismes de défense des plantes. Les travaux de recherche permettront de produire des aliments parfaits sans l'aide de produits chimiques.

Le professeur Peter Moffett travaille depuis quinze ans avec un type de virus qui, lorsqu'il s'attaque au système immunitaire d'une sélection de plantes bien précise, produit une protéine fluorescente qui permet de suivre l'évolution du virus lorsqu'il infecte la plante. L'objectif des travaux de recherche du professeur est d'utiliser les mécanismes de défense des plantes pour contrer l'infection virale au sein de population d'espèces productives comme les tomates, les patates et le tabac.

M. Moffett explique que selon les espèces de plantes, il est possible qu'elles soient plus ou moins sensibles au virus. Le chercheur et son équipe fouillent donc la génétique de ces plantes afin de comprendre les raisons qui font qu'elles sont plus à risque ou non et qui font que le virus se transmet plus rapidement ou non dans leur système organique.

En observant le virus évoluer, les chercheurs pourront identifier les moyens possibles de rendre une plante naturellement plus résistante aux virus. L'utilisation des gênes qui ont des variantes naturelles qui agissent efficacement contre le virus semble être la solution envisagée, permettant le croisement naturel des espèces de plantes. L'avantage de cette solution c'est qu'elle permet de suivre le gène en question pendant le croisement. En effet, puisqu'il est identifié, les scientifiques n'interviennent pas aveuglément et s'assurent que le croisement fonctionne bel et bien.

Les travaux, une fois terminés, permettront de générer et de rendre accessible des connaissances fondamentales sur le sujet. Les producteurs de semences par exemple pourront s'en servir pour créer des espèces végétales alimentaires qui survivront aux maladies et aux virus sans avoir à faire intervenir les organismes génétiquement modifiés (OGM).

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer