Devenir partenaire du changement

Françoise Bertrand... (Imacom, Jessica Garneau)

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Françoise Bertrand

Imacom, Jessica Garneau

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(SHERBROOKE) La présidente de la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ), Françoise Bertrand, était de passage à Sherbrooke, jeudi, pour rencontrer les gens d'affaires et représentants des chambres de commerce de la région. Elle a présenté, devant une trentaine d'auditeurs, une conférence traitant des défis à relever pour les entreprises des différents secteurs d'activités et de l'importance pour les chambres de commerce d'être partenaires de changement dans un contexte socioéconomique en constante évolution.

«La liberté d'entreprendre est importante et le rôle de la FCCQ est d'être partenaire de ces changements qui nous permettent d'avoir une existence aussi pleine, dynamique et stimulante. On se doit donc de s'adapter aux changements et parfois même de les provoquer», a lancé d'entrée de jeu celle qui préside depuis 2003 la FCCQ, une fédération qui comprend 140 chambres de commerce représentant 60 000 entreprises et 150 000 gens d'affaires.

D'une région à l'autre, les défis rencontrés par les entrepreneurs se ressemblent, selon Mme Bertrand. Cultiver la culture entrepreneuriale, augmenter le niveau de productivité dans les organisations, remédier au faible niveau d'investissement dans les entreprises et pallier l'enjeu démographique sont les enjeux au coeur des préoccupations de la FCCQ.

«Pour ce qui est du faible niveau d'investissement, les gouvernements, surtout avec des finances publiques réduites, souhaiteraient que le secteur privé prenne le relais. Mais certaines entreprises n'ont pas toujours avancé, même lorsque le dollar canadien était fort, sur ce terrain», a déploré Mme Bertrand.

Défi démographique

Du côté de la démographie, le défi est d'arrimer les ressources humaines disponibles aux besoins des entreprises pour éviter les pénuries de main-d'oeuvre. «Vaut mieux perdre un employé qu'on a formé que de garder un employé pas formé», a souligné Mme Bertrand en citant la directrice de Montréal International, Dominique Anglade.

Au-delà de ces préoccupations, Mme Bertrand souhaite «sortir des mythes et des prétentions, prétendument, liés» au développement durable. «Le développement durable comprend trois piliers : la protection de l'environnement, un respect de la collectivité, mais aussi, il ne faut pas l'oublier, le développement économique! Le problème est qu'on a sorti le cours d'économie de l'école et on a entré le cours d'écologie. Et là, tout le monde pense qu'il comprend ce que c'est l'environnement et voit le développement comme une menace. Le public est confus et craintif», déclare Mme Bertrand devant des représentants des chambres de commerce de Sherbrooke, Lac-Mégantic, Valcourt et Haut-Saint-Francois.

«Il faut absolument remettre de la perspective dans tout cela et s'assurer que si on a été capable des meilleures technologies en santé, qui permettent aujourd'hui de guérir des cancers, pourquoi on ne serait pas capable des meilleures technologies dans les mines, dans l'énergie et dans le secteur manufacturier», demande la présidente de la FCCQ estimant que les pendules doivent être remises à l'heure et que la population doit comprendre que le développement durable inclut le développement économique.

«Il faut accepter de changer pour survivre et il faut se demander comment on peut contribuer à ce changement au sein de son organisation», résume la conférencière.

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