Changement de garde au King Hall

Propriétaire du King Hall depuis son ouverture en... (IMACOM, Maxime Picard)

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Propriétaire du King Hall depuis son ouverture en 1988, Pierre Pariseau a vendu son entreprise à Maxime Pothier, un de ses anciens employés, en novembre dernier.

IMACOM, Maxime Picard

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(SHERBROOKE) Maxime Pothier prend la relève de Pierre Pariseau derrière le bar du King Hall.

Propriétaire de l'établissement depuis son ouverture en 1988, Pierre Pariseau a vendu son entreprise à Maxime Pothier, un de ses anciens employés, en novembre dernier. Le nouveau propriétaire compte bien suivre les traces de son prédécesseur en faisant preuve d'audace.

«À l'ouverture, l'idée était d'offrir des bières de microbrasseries, mais aussi plusieurs bières importées, un concept pas très populaire à l'époque. J'ai pris la chance et il y a eu un engouement qui est né tranquillement et qui a fait en sorte que j'ai décidé de tenir une belle collection de bières», raconte M. Pariseau précisant que le bar a déjà offert 177 marques de bière.

Aux débuts du King Hall, la Guinness n'était pas distribuée au Québec et M. Pariseau devait aller chercher sa Beck' s et sa Kronenbourg à la SAQ, qui ne livrait pas encore ce type de produits. Les bières du Lion Pub, du Pilson Pub et de Belle Gueule ont aussi alimenté les pompes du King Hall. Au fil des ans, M. Pariseau a ajouté des scotchs à son inventaire. Puis des portos. «On a suivi les modes», lance celui qui a aussi été propriétaire des Marches du Palais.

Le commerce a connu une belle croissance au cours des premières années. «Mais le marché des bars est en déclin depuis une dizaine d'années», explique le consultant André Duncan, qui a travaillé dans des bars aux quatre coins du globe.

«Il y a bien des raisons à ce déclin. La criminalisation de l'alcool au volant et l'application plus stricte de cette loi, la loi sur le tabagisme qui empêche les fumeurs de fumer dans les bars, la guerre des mégas clubs à Sherbrooke», relate M. Pariseau.

«Avec Éduc' alcool, les gens misent maintenant davantage sur la qualité que la quantité», poursuit M. Pothier.

Un bar bien garni

Offrir la plus grande diversité et la meilleure qualité d'alcool est l'objectif du nouveau propriétaire qui a, dans sa bibliothèque de bouteilles (ou son alcoolthèque), une cinquantaine de sortes de scotchs, une trentaine de gins et de rhums, une quinzaine de vodkas, une trentaine de bières en fût et une centaine d'autres en bouteilles.

«Mon but c'est d'être une SAQ qui ferme à 3 h du matin. On veut être le meilleur bar au monde. En tout cas, on travaille en ce sens», révèle le nouveau propriétaire qui adore dénicher de rares trésors alcoolisés. Comme le gin aux mûres Brockmans, un cognac Camus 1988, le rhum Ambassador du Vénézuéla, le rhum Zacapa du Guatemala ou la bière jamaïcaine Red Stripe.

Sur deux étages, le bar a une capacité de 174 places assises incluant la quarantaine sur la terrasse. En six mois, l'établissement est passé de six à 14 employés. «Probablement qu'à l'automne on va passer à 20 employés. Aujourd'hui on a des barmans qui savent verser de la bière et faire un rhum and coke. Dans un mois, on aura des bartenders qui pourront faire un Negroni, un Americano, un Old Fashion ou un Manhattan», mentionne M. Duncan ajoutant que les heures d'ouverture seront prolongées.

«Mon rêve est de tenir le bar pour les 30 prochaines années et après de le vendre à un jeune qui a aussi la flamme», conclut M. Pothier.

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