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Sherbrooke s'intéresse aux locations d'appartements et de chambres

Plusieurs semaines avant que Québec n'annonce son intention de réglementer les... (Archives, La Presse)

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(SHERBROOKE) Plusieurs semaines avant que Québec n'annonce son intention de réglementer les services de location d'appartements et de chambres, comme ceux offerts sur des sites comme Airbnb, Kijiji ou lespacs, la Ville de Sherbrooke avait commencé à se pencher sur le phénomène. C'est une plainte provenant de propriétaires de lieux d'hébergement qui a poussé le comité consultatif d'urbanisme à s'intéresser à la question.

« J'ai été sensibilisé par des propriétaires qui trouvaient que ces sites constituent une compétition déloyale parce que leurs utilisateurs ne sont pas soumis aux mêmes normes qu'eux, notamment en matière de stationnement, de sécurité et d'hygiène. Comme nous avons fait une campagne contre le commerce temporaire avec les chambres de commerce, il était tout naturel de se poser des questions devant ce nouveau phénomène. Quand les gens commencent à louer une chambre dans leur maison pour 129 $, ça commence à être proche du commercial », explique le conseiller municipal Marc Denault.

Il y a environ six semaines, le comité d'urbanisme a confié à Commerce Sherbrooke la tâche de faire l'analyse de la situation pour déterminer s'il valait la peine de faire une intervention. Il n'a pas été possible de s'entretenir avec un représentant de Commerce Sherbrooke hier.

À la Ville de Sherbrooke, on confirme que des avertissements ont été acheminés à 11 citoyens le 7 avril. Dans ces documents, dont La Tribune a obtenu copie, la Ville invite les propriétaires à cesser leur activité commerciale « qualifiée de commerce d'hébergement », ou à se conformer au règlement en obtenant les permis nécessaires. Aucune contravention n'a été distribuée.

« Le problème n'est pas nécessairement répandu, mais il s'agit de voir comment nous pouvons être avant-gardistes pour prévenir une surenchère. La plupart des gens qui se trouvent sur Airbnb ne font pas de la compétition aux commerces établis. Ils offrent du dépannage. Mais quand tu affiches une chambre 52 semaines par année, je pense que c'est une activité commerciale », fait valoir Marc Denault.

Sylvain Beauséjour, gestionnaire du Marquis de Montcalm, est de ceux qui ont réalisé une veille sur les différents sites internet pour identifier les propriétaires contrevenants. « On généralise toujours en parlant d'Airbnb, mais c'est parce que c'est le plus gros. Nous avons envoyé les adresses et les numéros de téléphone de contrevenants au ministère du Tourisme il y a un an, pour dénoncer la situation, mais il ne s'est rien passé du tout. »

Sylvain Beauséjour ajoute que le fait d'être répertorié par la Corporation de l'industrie touristique du Québec donne un indice de qualité au consommateur en tenant compte de paramètres internationaux, ce qui est impossible sur les sites de petites annonces. « C'est un risque que prend le consommateur. C'est sans compter que nous récoltons 3 $ par nuitée pour promouvoir les activités touristiques en région. Ces fonds-là ne seraient pas disponibles si personne ne déclarait ses revenus. »

Les propriétaires d'établissements hôteliers reprendront leur veille la semaine prochaine pour voir si les contrevenants ont cessé leurs activités et les dénonceront à nouveau au besoin.

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