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Sherbrooke Innopole: l'année 2014 qualifiée de «dense et tumultueuse»

Marc Cantin et Josée Fortin... (Imacom, René Marquis)

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Marc Cantin et Josée Fortin

Imacom, René Marquis

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(SHERBROOKE) Au terme d'une année qualifiée de « dense et tumultueuse » par Sherbrooke Innopole, les résultats des filières-clés de Sherbrooke sont en croissance, mais une croissance bien en deçà de celles observées au cours des derniers exercices, révélait hier l'organisme de développement économique, en présentant son rapport annuel 2014.

Seulement 94 emplois ont été créés en 2014 au sein des filières-clés de Sherbrooke Innopole alors que la moyenne annuelle était de 379 au cours des cinq dernières années, pour un total de 1895 emplois créés. Si on retire les emplois créés en 2014, la moyenne s'élève à 450 par an pour les quatre années précédentes.

Une faible croissance de l'emploi dans un contexte où la chute du dollar canadien devrait normalement augmenter les exportations des entreprises sherbrookoises et ainsi favoriser l'embauche.

« Une donnée qui nous fait mal est celle du secteur des micro-nanotechnologies, où une baisse de 39 emplois est observée en 2014. Mais nous savons que cette situation était temporaire et que la situation s'est résorbée au moment où on se parle », souligne d'emblée la directrice de Sherbrooke Innopole, Josée Fortin.

Manque de main-d'oeuvre

Le manque de main-d'oeuvre arrive rapidement sur la liste des explications possibles.

« Plusieurs entreprises cherchent de la main-d'oeuvre, mais ont de la difficulté à en trouver. C'est pas pour rien qu'on a fait l'événement Les Portes ouvertes sur l'industrie. C'est pour intéresser les jeunes qui ne vont pas étudier dans les secteurs d'activité, souvent techniques, où les besoins sont grands », lance Mme Fortin en précisant que dans le contexte actuel, l'adéquation entre les besoins de main-d'oeuvre des entreprises et les compétences des jeunes et des chercheurs d'emplois est plus que jamais essentielle.

Dans le secteur industriel et tertiaire, Sherbrooke Innopole note que 149 M$ ont été investis en 2014 alors que la moyenne, pour 2010-2014, est de 170 M$ annuellement. La moyenne annuelle bondit à 175 M$ si 2014 est exclu. Par contre si les chiffres des filières-clés sont isolés, une hausse de 9,5 pour cent est observée au niveau des investissements des entreprises, avec un total de 125 M$.

« Près du quart de cette somme a été consacré à la recherche et développement, se réjouit Mme Fortin. C'est un signal clair que l'innovation et l'augmentation de la productivité demeurent des priorités pour nos entreprises. »

Sur une note positive, Sherbrooke Innopole souligne aussi que pour chaque dollar investi par l'organisme en 2014, près de 10 $ sont investis par le milieu pour un total de 8 970 678 $.

Au cours de 2014, Sherbrooke Innopole a facilité la réalisation de 29 projets et 72 autres étaient en cours en fin d'exercice. « On n'a qu'à penser à la création de l'incubateur Espace-INC, au développement de la rue Robert-Boyd, au prolongement du boulevard de Portland, au projet de construction d'un bâtiment multilocatif dédié aux sciences de la vie ou au projet de centre de sûreté aéroportuaire », a énuméré Marc Cantin, président sortant du conseil d'administration.

Pierre Tremblay... (Imacom, René Marquis) - image 3.0

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Pierre Tremblay

Imacom, René Marquis

Effectifs réduits

En plus de 756 interventions, une soixantaine de visites d'entreprises ont été effectuées de façon proactive par Sherbrooke Innopole, dont 42 par la directrice générale et 23 par les communications. Aussi, près de 100 000 visites ont été effectuées sur l'un ou l'autre des sites web de Sherbrooke Innopole, dont plus de 79 000 sur le site principal francophone sherbrooke-innopole.com.

Tout cela avec un effectif réduit puisque l'organisme a terminé l'année avec 17 employés alors qu'il l'avait commencé avec 20.

« Je tiens à remercier chacun des employés de Sherbrooke Innopole qui, au moment même où leur mandat et leur travail étaient questionnés sur la place publique et que les ressources diminuaient alors que les besoins de notre clientèle augmentaient, ont conservé un engagement hors pair », a mentionné M. Cantin avant de passer le relai à son successeur.

Sherbrooke Innopole a profité du dévoilement de son rapport annuel pour annoncer un changement au niveau de la présidence de son conseil d'administration. Marc Cantin, qui a occupé ce poste au cours des sept dernières années, est remplacé par l'ancien vice-président du c.a., Pierre Tremblay, de chez BRP. Suzie Talbot, de DIEX Recherche, le remplace à la vice-présidence, alors que Réal Létourneau et Brigitte Campeau, respectivement de RCGT et La Cordée, conservent leur poste de trésorier et secrétaire du conseil.

« Il faut poursuivre et maintenir notre focus sur nos objectifs, sans se laisser distraire par le bruit de fonds parfois négatif qui flotte présentement à Sherbrooke et au Québec. C'est dans l'adversité que l'on prouve sa valeur », conclut M. Cantin en appelant tous les intervenants sociaux, politiques et économiques à travailler de concert au développement de Sherbrooke.

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