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Qu'est-ce qui empêche «nos idées de se transformer en emplois»?

Rémi Quirion... (Archives La Tribune)

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Rémi Quirion

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(SHERBROOKE) «La société québécoise est confrontée à plusieurs défis majeurs, et la relève entrepreneuriale en est un des plus importants. Certes, depuis un certain temps, les rendez-vous sur le thème de l'entrepreneuriat se multiplient et les annonces se succèdent. Mais pour créer un environnement favorable à la relève entrepreneuriale dont la société a tant besoin, il est important, voire essentiel, qu'il y ait non seulement une mobilisation des entrepreneurs établis, des financiers, des responsables du développement économique, mais également des dirigeants municipaux, provinciaux et des institutions universitaires.»

C'est dans cet esprit que le Fonds de recherche du Québec (FRQ) a organisé, en partenariat avec l'Université Bishop's et l'Université de Sherbrooke, le Forum de réflexion entrepreneuriat et créativité au Québec. Une centaine d'acteurs des milieux de la recherche et de l'entreprise ont participé, jeudi, à l'événement qui avait lieu sur le campus de Lennoxville.

L'objectif de la journée était de dégager les axes prioritaires de recherche susceptibles de mieux positionner le Québec dans le développement entrepreneurial.

«Au Québec comme au Canada, en termes de recherche, on est assez compétitif. Pour transformer l'idée du chercheur en prototype, on est également assez bon. Mais pour généraliser ce prototype et le commercialiser, on n'est pas très bon si on regarde le classement de l'OCDE. On se demande aujourd'hui quelles sont les barrières qui empêchent souvent nos idées de se transformer en emplois», a énoncé le scientifique en chef du Québec, Rémi Quirion.

Le FRQ bénéficie d'un budget annuel de 200M$ dont 40 pour cent sont destinés à la relève souvent sous forme de bourses. Du budget annuel, 3,5M$ sont consacrés aux recherches en entrepreneuriat et créativité.

«Dans un écosystème, tout le monde doit travailler ensemble pour soutenir l'entrepreneur. La Chambre de commerce, la Ville et les universités ont tous des missions différentes, mais aussi des objectifs communs. Le forum nous permet de nous asseoir autour des entrepreneurs et nous demander quelles sont les bonnes pratiques qui existent ailleurs. Copier, coller et adapter, c'est une bonne chose quand on se tourne vers les meilleures pratiques dans le monde. Qu'est-ce que chacun doit faire pour remonter le niveau d'entrepreneuriat et ainsi créer de l'emploi et de la richesse?» se questionnait le vice-recteur à la recherche de l'UdeS, Jacques Beauvais, à l'ouverture du forum provincial.

La création d'un écosystème partenarial s'inscrit parfaitement dans les orientations de la mairie. «Au souper du maire, mardi, c'est moi qui ai parlé d'entreprendre Sherbrooke, et là, d'entendre la rectrice et le principal des deux universités sherbrookoises et la présidente de la Chambre de Sherbrooke parler de concert, c'est extrêmement rassurant. Il n'y a jamais de hasard dans la vie, le fait que ce forum se tienne à Sherbrooke indique que les astres sont alignés. Les participants débattront de la façon de distribuer les fonds aux chercheurs en entrepreneuriat et je crois que Sherbrooke est pleine de potentiel», a résumé Bernard Sévigny.

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