Des producteurs courtisent des restaurateurs

Le restaurateur Alexandre Ménard a notamment pu rencontrer... (La Tribune, Jean-François Gagnon)

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Le restaurateur Alexandre Ménard a notamment pu rencontrer Émélie Rousseau, d'Union libre cidre et vin, mardi à Orford, où se tenait une activité de formation et de maillage organisée par Tourisme Cantons-de-l'Est et le Conseil de l'industrie bioalimentaire de l'Estrie.

La Tribune, Jean-François Gagnon

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(ORFORD) Tourisme Cantons-de-l'Est estime que l'avenir de l'industrie touristique de la région passe en grande partie par le développement de son offre gourmande. Pour cela, il faut que les restaurateurs les plus allumés des Cantons-de-l'Est côtoient les producteurs et les transformateurs agroalimentaires de la région.

«On veut devenir la région de référence au Québec en matière de tourisme gourmand, déclare le directeur général de Tourisme Cantons-de-l'Est, Alain Larouche. Plus les gens concernés travailleront ensemble, plus les effets seront grands.»

Mardi à Orford, à l'invitation de Tourisme Cantons-de-l'Est et du Conseil de l'industrie bioalimentaire de l'Estrie, quelques dizaines de producteurs, de transformateurs et de restaurateurs ont participé à une activité de formation et de maillage.

Les participants à la rencontre ont pu entendre deux aubergistes de la région Chaudière-Appalaches raconter leur «expérience de mise en valeur des produits régionaux». Deux représentants de l'association touristique des Cantons-de-l'Est leur ont plus tard fait part des tendances existantes en tourisme gourmand.

Les producteurs et les transformateurs agroalimentaires ont par surcroît eu l'occasion de présenter leurs produits aux restaurateurs présents. Des échanges parfois prometteurs ont eu lieu.

«Rencontrer des restaurateurs dans un contexte semblable, c'est pratique et plaisant, indique Lise Chartier, copropriétaire de la Ferme lait sangliers des bois à Saint-Camille. On les sent plus réceptifs et attentifs que quand ils sont à leur restaurant, où ils ont plein de choses à gérer.»

Mme Chartier laisse entendre que les restaurateurs sont de plus en plus ouverts aux produits régionaux, qu'il s'agisse de simples légumes, de viandes, de marinades, de fromages ou encore de boissons alcoolisées. «On les sent plus conscientisés», note-t-elle.

«Les clients nous demandent des produits régionaux plus qu'avant. C'est donc un avantage d'en avoir sur le menu. Des rencontres comme celle - ci, ça nous donne des idées», indique pour sa part Christian Fréchette, copropriétaire du Restaurant Da Toni à Sherbrooke.

Copropriétaire du Café-bistro les Trois Grâces à Eastman, Alexandre Ménard souligne que l'achat local «fait tourner l'économie de la région. Ce qui est pratique aussi, c'est que le boucher ou le boulanger du village peuvent facilement me dépanner lorsqu'il me manque seulement quelques pains ou pièces de viande.»

Alain Larouche est visiblement fier de l'offre gourmande des Cantons-de-l'Est. «Les bonnes tables et les produits de qualité, c'est dans notre ADN, lance-t-il. Présentement, à cause de la diversité de notre offre, on a une longueur d'avance sur les autres. On va continuer à miser là-dessus à l'extrême.»

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