Un appui pour un futur centre de sûreté à l'aéroport

La Ville de Sherbrooke donne son appui au développement d'un centre de sûreté... (Archives La Tribune, Frédéric Côté)

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(SHERBROOKE) La Ville de Sherbrooke donne son appui au développement d'un centre de sûreté ALERTE sur le site de l'aéroport de Sherbrooke. Concrètement, cet appui permet à un organisme sans but lucratif auquel siège la Ville par l'entremise de Sherbrooke Innopole, de même que la MRC du Haut-Saint-François, d'effectuer des demandes de subventions pour faire avancer le projet.

En résumé, «ALERTE a pour objectif de rassembler non seulement les acteurs du milieu de la sûreté aéroportuaire, mais également les organisations oeuvrant au sein de secteurs d'activités complémentaires tels que la lutte antiterroriste ainsi que la sécurité des personnes, des infrastructures et des matières dangereuses», lit-on dans le résumé du projet présenté en novembre 2014 et déposé au conseil lundi.

Le projet évalué à 22 M$ propose la construction de trois bâtiments, soit une structure de 5000 pieds carrés pour la formation et l'entraînement, une vitrine industrielle de 20 000 pieds carrés sur deux étages et un centre d'intégration technologique de 50 000 pieds carrés, toujours selon le même résumé. Ces démarches sont indépendantes de celles visant à offrir des vols commerciaux à l'aéroport de Sherbrooke. Les deux dossiers sont traités en parallèle.

Selon ce document, l'implantation du Centre ALERTE sera divisée en trois phases. «La première phase, prévue pour l'été 2015, se concentrera sur le démarrage du centre d'entraînement et de formation. En 2016, il est prévu que la Vitrine industrielle vienne s'ajouter à l'offre de services. Finalement, en 2017, le Centre d'intégration technologique constituera la troisième et dernière phase de développement anticipée.»

«Les revenus du Centre ALERTE s'établissent à 29 364 246 $ sur une période de 10 ans, soit une moyenne annuelle de 2 936 425 $», selon les projections dans le résumé de projet.

Dans le montage financier, la première phase est évaluée à 7,4 M$. Pour l'ensemble du projet, des subventions de 7,5 M$ seraient attendues de chacun des paliers de gouvernement.

Interrogé sur le sujet, le maire Bernard Sévigny a rappelé que le dossier avait été initié par le conseiller David Price il y a plusieurs années. «La Conférence régionale des élus, à deux reprises au cours des dernières années, a financé des études par une entreprise spécialisée en aéronautique pour voir quelles sont les pistes que nous pouvions explorer pour développer l'aéroport. Le but était de faire un choix sur un créneau qui n'est pas exploité par d'autres aéroports au Canada. Le choix a été de travailler sur la sûreté dans les aéroports. Sherbrooke Innopole a pris le dossier avec le CLD du Haut-Saint-François, si bien qu'une troisième étude a été lancée et payée par ces deux partenaires au coût de 40 000 $ divisés en parts égales.»

Un long shot

M. Sévigny croit qu'il s'agit d'une belle occasion de développer un parc industriel consacré au transport aérien de chaque côté du chemin de l'Aéroport. Il affirmait, hier, que des occasions semblaient se présenter. Il n'y a toutefois pas d'échéancier. «C'est ce qu'on appelle un long shot. Il reste encore des années de travail.»

La Ville n'engageait aucun fonds dans le projet hier.

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