Dollar canadien: les scieries régionales paient le prix

La baisse de la valeur du dollar canadien ne sourit pas nécessairement à... (Archives La Tribune)

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<p>Christine Bureau</p>

(Saint-Isidore-de-Clifton) La baisse de la valeur du dollar canadien ne sourit pas nécessairement à l'industrie du bois. Dans le Haut-Saint-François, les scieries qui s'approvisionnent de l'autre côté de la frontière traversent une période difficile.

« Pour nous, c'est un désavantage. Toute notre matière première vient des États-Unis. Il y a d'autres usines que c'est l'inverse [...] sauf que pour nous, notre marché est canadien et notre approvisionnement est américain. Comme on dit, on l'a dans les dents nous autres! » lance d'emblée le président de la Scierie Paul Vallée, Alain Vallée.

Pour cette scierie de Saint-Isidore-de-Clifton, située tout près de la frontière américaine, s'approvisionner aux États-Unis est surtout « une question de distance ». En tout, seul 10 % de leur approvisionnement en bois provient de forêts privées canadiennes.

« Depuis trois ou quatre ans, le taux était plus avantageux pour nous qu'il l'est présentement. Sauf que les marchés de bois, je ne sais pas pourquoi - l'an passé aussi on a vécu ça - les marchés sont meilleurs. Ça compense un petit peu », explique-t-il.

Mais même si les prix du marché sont meilleurs, la faible valeur du dollar canadien fait mal. « Le fait que le marché américain reparte, ça a un effet sur le dollar. Nous, ça nous pénalise, mais en même temps nos marchés sont meilleurs. On pense que ça ne compense pas à 100 %, mais au moins c'est moins pire un peu », mentionne-t-il.

Le son de cloche est le même chez la Scierie Labranche, également installée à Saint-Isidore-de-Clifton. « Si on se compare avec l'an passé, il y a à peu près une différence de 110 $ à 120 $ du 1000 pi2 », explique Michel Labranche, c'est-à-dire qu'il en coûte au moins 110$ de plus pour acheter la même quantité de bois.

« C'est l'échange américaine qui a fait la différence. Là-bas, argent américaine pour argent américaine, les billots sont vendus le même prix. Eux n'ont pas remonté leurs prix, c'est à cause de notre dollar qui perd de la valeur », poursuit-il.

Cette baisse du dollar n'a toutefois pas affecté la Scierie Blanchette et Blanchette, installée à Weedon, qui achète son bois sur le marché canadien pour le revendre sur le même marché. « On vend surtout canadien, donc on ne voit pas nécessairement la différence. Parfois, c'est sûr que les effets se font voir à long terme, mais actuellement, on n'a vu aucun changement », affirme Renaud Bergeron.

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