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Pierre Paradis cherche des solutions pour le marché du boeuf

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YVAN PROVENCHER
La Tribune

(ASBESTOS) Le ministre de l'Agriculture Pierre Paradis cherche des solutions concernant tout le dossier de la production, de l'abattage et de la mise en marché du boeuf au Québec. La problématique touche particulièrement Les Viandes Laroche, situées dans le parc industriel d'Asbestos, confrontée à des difficultés économiques.

« Le dossier du boeuf est complexe. Il y a eu la cessation des activités de l'abattoir Levinoff-Colbex il y a plusieurs mois et la vente récente de leurs actifs. Par la suite, nous avons connu un marché haussier, donc les producteurs reçoivent un bon prix pour leur produit. Le côté de la médaille qui plait moins, c'est que l'on ne profite pas économiquement de la transformation de cette viande au Québec dans une proportion suffisamment intéressante, c'est le Wisconsin et l'Ontario qui en bénéficient le plus pour le moment ».

Le ministre a rencontré récemment l'Association des petits abattoirs du Québec, la direction des Viandes Laroche et Viandes Giroux, pour entendre leurs préoccupations. « Nous avons beaucoup au Québec de ce que nous appelons la vache de réforme et une production de boeuf qui est de plus en plus intéressante. Comment mettre tout cela ensemble? Il n'y a pas de recette magique », précise-t-il.

En ce qui a trait aux Viandes Laroche, le ministre Paradis reconnaît que l'intervention doit se faire en deux volets. Il y a d'abord le besoin d'une aide immédiate pour protéger la centaine d'emplois existants et le potentiel de développement dans ce créneau. « Nous en sommes conscients au ministère, mais ce volet relève d'Investissement Québec et du ministère du Développement économique. Une réunion au sommet est prévue le 13 mars à Québec sur le sujet ».

Le second volet concerne les normes d'abattage au Québec. « Après la première crise de la vache folle, le pays a été obligé d'adopter des mesures ayant occasionné des coûts supplémentaires à l'abattage, des mesures dispendieuses pour les abattoirs. Mais les États-Unis ne sont pas soumis à ces normes, ce qui crée une certaine distorsion dans le prix. Même s'il en coûte moins cher en transport pour faire abattre le boeuf au Québec, l'histoire en agriculture nous enseigne que lorsque le prix est bon pour le cultivateur, la marge est mince pour l'abattoir, et vice-versa. Nous sommes dans une situation qui privilégie le cultivateur! » Toujours selon le ministre, le volet relatif aux normes doit être traité avec un bon dosage, on doit agir avec prudence.

De son côté, la députée du comté de Richmond, Karine Vallières, veut s'assurer de protéger les emplois de cette industrie à Asbestos et lui assurer les conditions propices à sa rentabilité. Elle confirme que le dossier se travaille avec l'entreprise depuis plusieurs mois. « Dans le dossier des Viandes Laroche, ça va bon train. Je suis très consciente comme députée de l'importance de cette entreprise dans une région fortement affectée économiquement et je ne ménage aucun effort avec les instances concernées pour trouver les meilleures solutions possible pour l'entreprise ».

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