Étudiants français: des revenus de 1,2 M$ à l'UdeS

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(SHERBROOKE) L'accord de principe intervenu entre la France et le Québec permet d'atténuer le choc tarifaire des droits de scolarité des étudiants français, croit le vice-recteur au développement durable et aux relations gouvernementales de l'Université de Sherbrooke, Alain Webster.

Dans tout le débat qui a précédé l'accord de principe, l'UdeS avait émis certaines réserves, craignant qu'une trop importante augmentation nuise à sa capacité de recrutement. La majoration annoncée jeudi doit générer des revenus de 1,2 M$ à l'UdeS; il reste cependant à voir si l'institution pourra conserver cette somme.

«Bonne nouvelle»

Invité à commenter cet accord, Alain Webster l'a, à l'instar de l'Université Bishop's, qualifié de « bonne nouvelle ». « On avait dit qu'il fallait maintenir un traitement préférentiel pour les étudiants français... » rappelle M. Webster.

Rappelons qu'une entente avec la France permettait aux étudiants français de payer les mêmes droits de scolarité que les Québécois, autour de 2300 $ pour une année. En vertu du nouvel accord, les étudiants français qui s'inscriront à un programme de premier cycle, à compter de la rentrée universitaire de septembre 2015, devront toutefois payer les mêmes tarifs que les étudiants canadiens non-résidents du Québec, ce qui représente environ 6650 $.

Les étudiants internationaux, eux, paient environ un peu plus de 15 000 $ et 17 000 $, selon le programme.

Les étudiants français de deuxième et troisième cycles, pour leur part, sont exemptés de cette majoration.

À l'UdeS, les étudiants français représentent presque la moitié des étudiants internationaux. Le tiers des étudiants français sont inscrits au premier cycle. « Ces étudiants vont générer 1,2 M$ de revenus de plus, mais on ne sait pas où ira ce financement », commente M. Webster. Pour les étudiants internationaux et les étudiants canadiens hors Québec, les institutions universitaires ne conservent que les droits de scolarité de base, à l'exception des étudiants internationaux déréglementés. « Ce qu'on ne sait pas, c'est si les fonds vont pouvoir être conservés », note M. Webster.

La FEUS condamne

La Fédération étudiante de l'UdeS (FEUS) a pour sa part « condamné » la décision du gouvernement, la FEUS étant contre toute hausse des droits de scolarité. Les efforts devraient être mis sur la rétention des étudiants, plus particulièrement dans certaines régions, croit le porte-parole Joël Vaudeville.

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