Un réseau social 100 % positif voit le jour

Joey Roy et Alex Gagnon-Sckoropad... (La Tribune, Mélanie Noël)

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Joey Roy et Alex Gagnon-Sckoropad

La Tribune, Mélanie Noël

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(Sherbrooke) Un réseau social qui change le monde, une bonne action à la fois. Voilà la mission de One Good Action, une application développée en Estrie et disponible sur App Store et Google play depuis la semaine dernière.

L'idée de One Good Action est de Joey Roy et Alex Gagnon-Sckoropad, deux Magogois de 24 ans. «L'objectif est de créer un réseau social où on retrouve uniquement des publications positives», expliquent les deux entrepreneurs qui travaillent depuis novembre 2013 sur le projet.

Pour inspirer ses utilisateurs, tous les jours, One Good Action propose des bonnes actions à poser. Ces actions, qui n'ont rien de virtuel, sont classées en trois catégories. Les bonnes actions envers la Terre, envers son entourage ou envers soi-même. Ramasser des déchets sur la rue, appeler un membre de la famille à qui on n'a pas parlé depuis des mois, donner un livre qu'on n'utilise plus, essayer un sport qu'on n'a jamais pratiqué. Les suggestions de bonnes actions sont infinies.

Sur One Good Action, le nombre de publications est limité à une par jour. «Nous souhaitons que les gens prennent le temps de réfléchir à leur contenu avant de publier quelque chose. On veut aussi que les gens débordent de la plateforme et qu'ils créent des liens à l'extérieur de celle-ci au lieu de rester assis devant l'ordi», déclare M. Roy.

«Certains écrivent ce qu'ils mangent sur les réseaux sociaux. Ç'a pas de bon sens. En limitant le nombre de publications, on dit à l'utilisateur : lorsque tu publies, il faut que ce soit significatif, que ça fasse une différence. On dit aussi que le vrai réseau social n'est pas au bout de nos doigts, mais autour de nous. C'est pourquoi nous avons le mot Action dans notre nom», ajoute M. Gagnon-Sckoropad.

Comme Facebook, l'application One Good Action est gratuite. Les termes de Facebook «J'aime», «Abonné», «Partage» et «Commentaire» ont été respectivement remplacés par «Sourire», «Supporteur», «Inspiration» et «Pensée positive».

Les commentaires de nature sexuelle, violente ou discriminatoire sont bannis. En ce moment, la dénonciation est le moyen utilisé pour identifier ces commentaires, mais une détection informatisée est en développement.

La première version est en ligne depuis une semaine et déjà One Good Action compte plus de 5000 téléchargements. Cette version a nécessité un investissement de près de 200 000 $. Quelques bogues ont été notés, mais l'équipe travaille à y remédier.

«Cette version sert à tester le marché et il est normal qu'on doive faire des ajustements. Pour aller accoter les géants, ce qui est notre objectif, nous avons besoin d'un investissement variant entre 1 et 2 millions de dollars», explique M. Roy.

Les deux jeunes entrepreneurs lancent One Good Action en Estrie, mais l'objectif ultime est de créer un mouvement planétaire.

One Good Action a l'appui de plusieurs personnalités publiques telles que les chanteurs Olivier Dion, Jean-Marc-Couture, la survivante du cancer Maude Hélianna Lallier et aussi des joueurs de football professionnels.

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