Boréalis quitte le centre-ville de Magog

En 2013, l'entreprise Boréalis avait investi trois millions... (La Tribune, Jean-François Gagnon)

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En 2013, l'entreprise Boréalis avait investi trois millions $ pour rénover le bâtiment qu'elle occupait en bordure de la rue Principale Ouest à Magog.

La Tribune, Jean-François Gagnon

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(MAGOG) Se relevant à peine de graves difficultés financières, l'entreprise magogoise Boréalis a quitté le centre-ville pour aller s'installer à l'intérieur de nouveaux locaux situés dans le parc industriel.

Les nouveaux locaux de l'entreprise se trouvent en bordure de la rue Péladeau à Magog et ont déjà été occupés par la compagnie GDX Automotive ainsi que Gurit.

Récemment devenu actionnaire de Boréalis en compagnie d'André L'Espérance, l'homme d'affaires Christian De Grâce laisse entendre que ce déménagement était pratiquement inévitable. «Le coût de location de notre bâtiment est trop élevé et, en plus, l'endroit ne convenait pas à nos besoins en terme d'espace», affirme-t-il.

Boréalis a négocié avec le propriétaire du bâtiment afin que celui-ci diminue le coût de location. Mais les discussions menées n'ont pas permis de conclure une entente.

«Le propriétaire n'a pas été très conciliant avec nous, déplore Christian De Grâce. Dans les faits, c'est plus lui qui nous a poussés vers la sortie. On a tout fait pour rester là, mais il a fallu qu'on parte très rapidement.»

Boréalis avait investi trois millions $ pour rénover le bâtiment qu'elle occupait sur la rue Principale Ouest. L'entreprise n'était cependant jamais devenue propriétaire de l'immeuble, malgré les travaux majeurs réalisés.

«L'argent dépensé avait permis de faire des améliorations locatives. Quand on regarde ça aujourd'hui, on s'aperçoit que ça été une erreur d'investir une telle somme dans un bâtiment dont on n'était pas propriétaire. Disons que c'était l'opulence.»

Parc industriel

Ce départ de Boréalis vers le parc industriel est relativement surprenant, étant donné que Magog technopole s'est fixé comme objectif de regrouper au même endroit toutes les entreprises du secteur des technologies de l'information et des communications (TIC).

«Notre nouveau bail est d'une durée de trois ans. On serait capable de bouger relativement vite, si on voulait, dans les prochaines années. En attendant, c'est vrai qu'on sera loin de certains services, mais le parc industriel, ce n'est pas un nécessairement un mauvais endroit pour une entreprise comme la nôtre», estime Christian De Grâce.

Directeur général de Magog technopole, André Métras aurait préféré que Boréalis demeure au centre-ville de Magog. «L'idéal, ce serait que nos entreprises des TIC se côtoient tous les jours. Mais on comprend qu'il y a la question de la disponibilité des locaux à prendre en considération», note-t-il.

M. Métras évite d'ailleurs de faire tout un plat de ce déménagement. «L'important quant à moi en ce moment, c'est que Boréalis reste à Magog. On va se déplacer pour aller la voir régulièrement. Ce n'est pas un problème», lance-t-il.

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