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Un satellite de la NASA fournira de précieuses données à des chercheurs de l'UdeS

Des chercheurs de l'Université de Sherbrooke auront accès à des données... (Photo AP)

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(SHERBROOKE) Des chercheurs de l'Université de Sherbrooke auront accès à des données inédites sur des paramètres environnementaux liés aux changements climatiques, grâce au lancement d'un satellite de télédétection (SMAP) développé par la NASA.

Les scientifiques de l'UdeS font partie de l'équipe SMAP-Canada, appuyée financièrement par l'Agence spatiale canadienne (ASC) en collaboration avec Environnement Canada.

Le satellite de télédétection Soil Moisture Active Passive (SMAP) a pris son envol samedi dernier. Il doit fournir aux scientifiques, météorologues, climatologues et agronomes des données, entre autres, sur l'humidité du sol et les périodes de gel et dégel du sol.

« On espère beaucoup de résultats », commente le professeur Alain Royer, professeur et chercheur au Centre d'applications et de recherches en télédétection de l'UdeS (CARTEL).

« On veut mesurer précisément le gel et le dégel de surface. On a installé de nouvelles stations météorologiques dans le Nord pour valider les données satellites », explique M. Royer, qui s'intéresse au gel/dégel, un impact du réchauffement climatique. Les scientifiques fourniront de nouvelles données aux collègues qui s'intéressent au mesure du carbone.

Les opérations du satellite SMAP pourraient également mener la communauté scientifique vers de nouvelles avenues de recherche. « On va pouvoir cartographier sur l'ensemble du globe », note M. Royer.

En cartographiant la Terre, le satellite permettra également de mettre à jour les prévisions de réserve en eau dans le sol.

L'humidité du sol est l'un des paramètres environnementaux les plus importants pour la compréhension et le suivi des changements climatiques. « C'est une composante-clé de plusieurs projets nationaux et internationaux liés à la compréhension du cycle de l'eau, explique par voie de communiqué la professeure Ramata Magagi, une autre chercheuse de l'équipe. Car l'humidité du sol est l'un des facteurs influençant le bilan hydrique et le bilan d'énergie. Elle agit sur la distribution de la pluie et de la végétation ainsi que sur les risques d'inondation ou de sécheresse. »

D'autres chercheurs québécois et canadiens font aussi partie de l'équipe SMAP Canada.

Quelques années auparavant, un satellite européen a fourni des données semblables. Cette fois, on espère des données plus précises. L'originalité du satellite SMAP est que celui-ci est doté de deux capteurs micro-ondes complémentaires. C'est la combinaison de ces deux capteurs qui fait l'originalité du système.

Alain Royer souligne qu'il y a « encore un peu de suspense » à venir, puisque la partie périlleuse de la mission aura lieu prochainement, avec le déploiement d'un bras mécanique. « C'est une opération délicate. »

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