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L'austérité peut amener du stress chez des employés de l'État, dit un spécialiste

La perspective d'une perte d'emploi, même lorsque celle-ci ne se concrétise... (Archives La Tribune)

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(Sherbrooke) La perspective d'une perte d'emploi, même lorsque celle-ci ne se concrétise finalement pas, peut entraîner de désagréables effets psychologiques. « Tant qu'ils ne savent pas ce qui va se passer, les gens vivent du stress, sont dans l'attente. Ils peuvent dormir moins, être distraits, plus concentrés à aller chercher de l'information sur ce qui va leur arriver que sur leur travail... », donne en exemple François Courcy, professeur au département de psychologie de l'Université de Sherbrooke.

Ainsi, le climat d'austérité et de coupures actuel peut amener du stress chez certains employés de la fonction publique. On conseille dans ces cas aux supérieurs d'être tout simplement transparents, de fournir aux employés l'information qu'ils ont.

« Les employeurs peuvent en gros dire deux choses : où en est la situation, et de quelle façon les décisions vont être prises. Quand ils peuvent rassurer les employés, il ne faut pas prendre ça à la légère et les rassurer le plus possible. Mais la chose à ne pas faire est de les induire en erreur, de leur dire que ça va bien aller quand ils ne le savent pas. Parfois, même les employeurs ne savent pas ce qui s'en vient, mais juste de dire où en sont les discussions, c'est quelque chose d'interprété comme de la transparence et du respect », dit M. Courcy.

Et si la perte d'emploi se concrétise? « Les gens passent par une gamme d'émotions, vont vivre un deuil plus ou moins long dépendant du temps que ça va leur prendre pour se remettre du choc. Mais ça commence souvent par une surprise, un choc, même si c'est attendu.

« Une fois le choc passé, les gens pèsent le pour et le contre de ce qui leur arrive. Un changement comme ça, c'est à la fois une mauvaise nouvelle, mais aussi une opportunité de faire autre chose, de chercher de nouveaux défis, de se questionner sur ce qu'on veut vraiment », souligne M. Courcy.

Évidemment, des facteurs comme les compétences, l'âge ou le marché dans lequel évolue la personne qui a perdu son emploi vont influencer les émotions ressenties.

« Ce qui est important, c'est de ne pas nier l'importance du choc, le laisser passer, et aller chercher de l'aide si ça ne passe pas, auprès d'un psychologue, d'un orienteur, ou d'un médecin au besoin. Après, c'est de se prendre en main, de refaire son CV, retourner à l'école si on le souhaite, chercher un emploi, parler autour de soi qu'on est à la recherche, de regarder les possibilités à tête reposée. »

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