Boréalis redéploie ses ailes

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Jules Paquette et Patrick Grégoire dirigent l'entreprise Boréalis à Magog.

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(MAGOG) Les intervenants économiques du secteur de Magog poussent un soupir de soulagement. Après s'être récemment placée sous la protection de la Loi sur la faillite et l'insolvabilité, l'entreprise Boréalis a repris son envol. Ses dirigeants espèrent maintenant que l'année 2015 sera pour eux plus profitable que la précédente.

Ce sont les hommes d'affaires André L'Espérance et Christian De Grâce qui sont venus à la rescousse de Boréalis, un fleuron de l'économie magogoise, à la fin de 2014. Ils ont fait une proposition pour acheter les actifs de l'entreprise qui a plus tard été entérinée par un juge.

Plusieurs des créanciers de la PME ne toucheront aucune somme d'argent malgré la relance de ses activités. Les créanciers garantis, parmi lesquels le Centre financier aux entreprises Desjardins de l'Estrie, récupéreront une partie de leur argent, mais pas la totalité. Environ 1,5 million $ sera distribué.

Les créances de l'entreprise s'élevaient à quelque 10 millions $ quand l'entreprise a demandé la protection de la Loi sur la faillite et l'insolvabilité.

Une année difficile

«On a eu une année 2014 très difficile, mais l'esprit est redevenu positif à l'intérieur de notre organisation, assure le président de Boréalis, Patrick Grégoire. La venue de MM. L'Espérance et De Grâce a été bien accueillie.»

La chute du cours des matières premières, la diminution du prix du baril de pétrole ainsi que l'épidémie d'Ebola en Afrique ont beaucoup nui à Boréalis. L'entreprise oeuvre dans les secteurs minier et pétrolier. Elle a fait de bonnes affaires en Afrique ces dernières années.

Patrick Grégoire affirme qu'il est facile d'identifier les erreurs commises lorsqu'on scrute des gestes posés dans le passé. Dans le feu de l'action par contre, on a du mal à mesurer toutes les conséquences de nos actions.

«On apprend des choses lorsqu'on traverse des périodes plus difficiles. On avait des réflexes de croissance, mais on s'est retrouvé à vivre une situation avec laquelle on n'était pas familier», reconnaît M. Grégoire.

Au cours des mois à venir, Boréalis espère développer de «nouveaux segments de marché», question d'être moins dépendante des secteurs minier et pétrolier. «Nos produits s'appliquent à la foresterie, aux énergies renouvelables et à tous les grands projets comportant une dimension d'acceptabilité sociale.»

Actuellement, la PME compte une cinquantaine d'employés. Son président aimerait que ce nombre augmente d'ici la fin de 2015. «On cherche à être à nouveau en croissance», déclare Patrick Grégoire.

Directeur général de Magog technopole, André Métras se réjouit de la tournure des événements. «Pour nous, c'était important de garder cette entreprise parmi nos partenaires de premier plan. C'est un peu notre chef de file dans le secteur des technologies de l'information. Je suis heureux pour toute la communauté», indique-t-il.

Magog technopole de même que trois entreprises en démarrage ont déménagé dans l'immeuble qui abrite Boréalis il y a peu de temps. La PME a nettement moins d'employés qu'avant à Magog, ce qui lui permet d'accueillir d'autres organisations dans ses locaux.

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