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Eddy Savoie ne peut faire casser la décision de l'arbitre

Des employés du manoir Sherbrooke des Résidences soleil ont remporté une... (Archives La Presse)

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(SHERBROOKE) Des employés du manoir Sherbrooke des Résidences soleil ont remporté une deuxième victoire contre l'homme d'affaires Eddy Savoie, dans leur lutte pour lui faire payer sa part du plan d'assurance couvrant les soins dentaires.

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Denis Beaudin

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Le propriétaire des Résidences Soleil Eddy Savoie n'a pu faire tomber la décision d'un arbitre qui lui ordonnait de rembourser des dizaines de milliers de dollars à ses employés du Manoir Sherbrooke.

Sa requête en révision judiciaire, qui avait été plaidée en novembre dernier au palais de justice de Sherbrooke, a été rejetée par la juge Suzanne Mireault de la Cour supérieure.

Le jugement a été rendu le 22 décembre dernier. «C'est une grande victoire pour les travailleurs, la deuxième dans ce dossier. Une victoire méritée», déclare Denis Beaudin, de la CSN Estrie.

«Nous souhaitons que M. Savoie respecte son engagement qui avait été négocié de bonne foi par les deux parties, en 2002. Nous espérons qu'il va comprendre cette fois. Eddy Savoie doit faire amende honorable, reconnaître qu'il a erré et verser sans attendre tous les montants dus à son personnel dévoué, plutôt que de s'acharner en contestant à grands frais cette décision pourtant très claire.»

La cause touche une soixante d'employés du Manoir de Sherbrooke. La CSN considère qu'il a retenu environ 80 000 dollars en primes de soins dentaires non versées. Eddy Savoie doit donc rembourser ses employés comme l'avait ordonné un arbitre dans une sentence rendue le 20 juin 2014, ajoute M. Beaudoin.

À moins que le riche homme d'affaires décide d'interjeter appel d'ici le 22 janvier se désole Denis Beaudoin. «Il en a largement les moyens. Si c'est le cas, il en sera à son troisième jugement dans le dossier», dit-il.

«S'il décide de le faire, la CSN va défendre ses membres. En attendant, ce sont les travailleurs qui payent de leur poche.»

La somme attendue peut dépasser les 2000 $ dans certains cas, ajoute-t-il. Depuis 2012, la totalité des coûts de l'assurance dentaire revient aux employés, alors que la convention collective prévoit un partage à parts égales avec l'employeur, rappelle la CSN.

À peine deux mois après l'entrée en vigueur de la convention collective actuelle, en avril 2012, M. Savoie a cessé unilatéralement de payer sa part de l'assurance dentaire pour une soixantaine de salariés, rappelons-le.

Dans une décision rendue le 20 juin dernier, l'arbitre André Ladouceur l'avait condamné à rétablir sa part puis à rembourser les syndiqués.

Ceux-ci avaient manifesté devant le palais de justice de Sherbrooke lors des audiences en novembre dernier, dénonçant le manque de respect de sa part à leur endroit.

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