HSF: le personnel du CLD coupé de moitié

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<p>Christine Bureau</p>

(Cookshire-Eaton) Le Centre local de développement (CLD) du Haut-Saint-François restera en place en 2015, mais verra son personnel réduit de moitié. À la suite des coupures de 55 % annoncées par Québec, cinq employés ont été mis à pied.

Le directeur général de la MRC et du CLD, Dominic Provost, avoue qu'il n'avait pas le choix de couper dans «l'humain». «L'argumentation du gouvernement à l'effet que les frais de gestion des CLD sont élevés est fausse pour le CLD du Haut-Saint-François», souligne-t-il, en nommant les efforts déjà faits de ce côté : direction commune, bail dans un local de la MRC, synergie, entraide, services de paie et administratifs regroupés. «On a dû directement couper dans les services à la population. Pour ce qui est des emplois perdus, c'est un drame humain», déplore-t-il.

Premier secteur à tomber au couperet? La rurbanisation. «C'est le seul secteur qui sera complètement abandonné», précise-t-il. Les secteurs de la culture et du tourisme se verront plutôt assurer un soutien «minimaliste», tandis que les projets en agriculture et foresterie seront diminués. Quant à l'aide aux entreprises, elle devra être «recentrée». Deux agents dédiés à ce dernier secteur sont d'ailleurs touchés par les mises à pied. Terminé, donc, le soutien du secrétariat à l'élaboration de plan d'affaires. La sensibilisation à l'entrepreneuriat se verra elle aussi réduite. «On veut toujours prioriser l'emploi et le développement économique, mais ce sera fait de façon plus sévère», admet le directeur général. Le CLD misera dorénavant sur les services-conseils, l'ensemble du financement et «une plus grande autonomie des promoteurs».

«On a dû directement couper dans les services à la population. Pour ce qui est des emplois perdus, c'est un drame humain.»

Il faut dire que les compressions ont frappé fort dans le Haut-Saint-François. En 2014, le CLD a vu la contribution du gouvernement diminuer de 10 %. Quand Québec a annoncé de nouvelles compressions de 55 % pour l'année 2015, le CLD a dû les appliquer sur un budget déjà réduit. En deux ans, ces coupures se chiffrent à 342 504 $. «Le gouvernement veut faire des économies, mais c'est une mauvaise idée de couper dans le développement économique», dénonce Dominic Provost.

Une réflexion qui s'amorce

Si le CLD compte poursuivre ses activités en 2015, son avenir reste précaire. «On n'a pas encore fait le débat sur notre structure», note le directeur. Toutefois, aucune décision ne sera prise avant que les incertitudes qui planent sur la MRC ne se précisent, dit-il, nommant le projet de loi 28, l'abolition des Conférences régionales des élus (CRÉ) et les balises du fonds de développement territorial. «L'année 2015 sera une année de transition», résume-t-il, se disant «ouvert» à une analyse sérieuse et approfondie.

«Le débat va être à mon avis très objectif, serein et transparent. Je prévois plusieurs rencontres avec les décideurs», souligne-t-il, ajoutant se trouver dans un contexte où «il y a satisfaction des élus face au CLD».

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