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La microbrasserie Le Refuge ouvrira ses portes dès le début de 2015

Myriam Tremblay Collin et Louis-Philippe Brault... (Imacom, Frédéric Côté)

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Myriam Tremblay Collin et Louis-Philippe Brault

Imacom, Frédéric Côté

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<p>Chloé Cotnoir</p>
Chloé Cotnoir
La Tribune

(SHERBROOKE) La microbrasserie Le Refuge des brasseurs ouvrira ses portes à la fin du mois de janvier ou au début du mois de février. Déjà, les propriétaires ont investi 100 000 $ pour donner un nouveau look au local qui abritait jusqu'à récemment le pub la Fak. Officiellement locataires de l'endroit depuis septembre, les trois entrepreneurs ont toutefois mis leur demande de changement de zonage, qui leur aurait permis de brasser de la bière sur place, en suspend.

« On veut prouver que nous sommes capables d'être une microbrasserie, sans perturber le voisinage. On a donc mis notre demande à la Ville en suspend, pour quelques mois, et après on redemandera le changement de zonage », explique Myriam Tremblay-Collin.

« On veut montrer aux citoyens que ça ne va pas dégénérer, qu'on est un bel exemple et ça devrait aider les procédures par la suite », renchérit Louis-Philippe Brault.

En attendant d'obtenir le zonage nécessaire, les brasseurs du Refuge concocteront leur bière dans un autre lieu. « Nous allons brasser ailleurs cinq bières. Nous aurons également deux bières invitées et un cidre de pommes fait spécialement pour nous », explique l'étudiant en ingénierie.

À long terme, M. Brault espère offrir huit autres bières maison, pour un total de 16 consommations sur le menu.

En tout, l'endroit devrait compter entre 250 à 300 places assises, incluant la terrasse.

« Nous nous sommes engagés à baisser le volume de la musique à l'intérieur et à ne pas en mettre sur la terrasse. Sauf en cas d'exception, où nous aurions un chansonnier par exemple. Nous n'avons pas non plus l'intention de rester ouverts jusqu'à 3 h du matin, mais plutôt 1 h du matin », prévient M. Brault.

Au moment de l'ouverture, deux étages sur trois seront fonctionnels.

« Nous sommes en négociation avec la FEUS pour qu'elle investisse dans le refuge, à titre de collaborateur. Cette collaboration nous permettrait d'aménager le sous-sol, ce qui n'entre pas dans nos rénovations actuelles », explique M. Brault.

En tout, Louis-Philippe Brault, Marc-Olivier Brault et Myriam Tremblay-Collin comptent investir plus de 600 000 $ dans leur projet de microbrasserie. Une vingtaine d'emplois devraient être créés.

« Nous croyons que nous répondons à un besoin dans le secteur », insiste M. Brault.

Jean-François Rouleau satisfait

Le conseiller du district de l'Université a rencontré à quelques reprises les trois étudiants. Il se dit satisfait de ces échanges. « Selon moi, à cause de l'historique de tension entre les résidants et les anciennes administrations de l'endroit, les citoyens n'auraient pas accepté le changement de zonage demandé. Le fait d'attendre et de prouver aux citoyens qu'il est possible de cohabiter harmonieusement est donc une bonne idée », lance M. Rouleau.

Le conseiller apprécie également la volonté des entrepreneurs de rencontrer les acteurs du milieu afin de bien faire accepter leur projet.

« Ils vont distribuer des dépliants aux résidants du secteur et ils vont rencontrer les commerçants. Ils ont une attitude positive et cela me rassure. La balle est maintenant dans leur camp », soutient M. Rouleau.

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