Boréalis en difficultés financières

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Jules Paquette et Patrick Grégoire dirigent l'entreprise Boréalis à Magog.

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(SHERBROOKE) Boréalis connaît des difficultés financières. L'entreprise magogoise a déposé, mercredi, un avis d'intention au Bureau du surintendant des faillites du Canada dans le but de soumettre une proposition d'arrangement avec ses créanciers. Le document fait état d'un passif de 9,9 M$.

Les difficultés financières de l'entreprise sont principalement causées par la chute mondiale de l'industrie minière en 2013.

«Nous vivons des temps plus difficiles, mais nous passerons au travers.»

« Nos clients du secteur minier ont connu d'importants problèmes financiers. Ils ont donc réduit ou repoussé nos contrats. Par conséquent, nos revenus découlant de ce secteur ont diminué de 50 à 60 pour cent. Tout cela s'est passé très rapidement, dans l'espace de quelques mois», explique le président de Boréalis, Patrick Grégoire.

Le virus d'Ebola qui sévit en Afrique n'a fait qu'empirer la situation financière du fleuron magogois qui a remporté de multiples honneurs depuis sa création en 2004. Le magazine Profit l'avait notamment placé, l'an dernier, au 101e rang de sa liste des entreprises canadiennes ayant connu la plus forte croissance au cours des dernières années. Les revenus de la PME avaient augmenté de 699 pour cent en cinq ans.

« Notre marché de l'Afrique de l'Ouest a également chuté de 25 pour cent», évalue M. Grégoire ajoutant que Boréalis a déployé d'importants efforts pour diversifier ses sources de revenus au cours des derniers mois.

« Le secteur minier représentait 75 pour cent de notre chiffre d'affaires il y a un an et demi. Aujourd'hui, le secteur pétrolier représente entre 50 et 75 pour cent de nos revenus », révèle M. Grégoire ajoutant que Boréalis travaille également pour augmenter sa présence sur le marché nord-américain.

Le dépôt d'un avis d'intention est souvent la première étape d'un processus qui permet à une entreprise de restructurer ses finances par le biais d'une proposition formelle, et d'éviter la faillite, tout en permettant aux créanciers de recevoir une certaine forme de compensations pour les montants qui leur sont dus.

« Nous vivons des temps plus difficiles, mais nous passerons au travers dans le respect de nos partenaires financiers. Nous devons alléger notre passif financier, mais toute l'équipe demeure très optimiste. Nos clients nous ont démontré beaucoup de confiance et nos employés ont participé activement à la restructuration déjà entamée», conclut le président de l'entreprise.

Rappelons qu'à l'été 2013, Boréalis inaugurait son nouveau siège social à Magog, construit au coût de 3M$. À cette même époque, une centaine d'employés travaillaient pour l'entreprise, une équipe qui a été réduite de moitié depuis. Toujours en 2013, les dirigeants parlaient d'un chiffre d'affaires dépassant les 15 millions $ par an.

Fondée par Jules Paquette et Patrick Grégoire, l'entreprise Boréalis a vu le jour après que ses dirigeants aient constaté une énorme lacune dans la gestion des impacts sociaux et environnementaux dans le cadre de grands projets d'infrastructures internationaux, principalement dans les industries minière, pétrolière et gazière. Par conséquent, la mission de Boréalis est de combler cette lacune par une bonne communication et une transmission efficace des données entre les équipes de projets.

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