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La Coopérative de bovins d'abattage demeure même sans Levinoff-Colbex

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Yanick Poisson
La Tribune

(DRUMMONDVILLE) Les 535 membres de la Coopérative de bovins d'abattage du Québec (CBAQ) ont choisi de maintenir leur organisme en vie même s'il n'est pas parvenu à acquérir les actifs de Levinoff-Colbex.

Réunis en assemblée générale, hier après-midi à Drummondville, les producteurs bovins ont décidé de persister dans leur mission de mettre en marché le fruit de leurs élevages et de favoriser l'achat local, et ce, même s'il apparaît de plus en plus clair qu'ils ne pourront pas acheter l'abattoir de Saint-Cyrille-de-Wendover. Ils devront ainsi passer au plan B.

« Nos membres nous ont donné le mandat de continuer nos démarches et d'évaluer d'autres possibilités en province. Nous entendons nous concentrer là-dessus », indique le vice-président de la CBAQ, Paul Doyon.

Les dirigeants de la Coopérative ont communiqué avec Crescent commercial corporation, l'entreprise qui a fait l'acquisition des équipements de Levinoff-Colbex des mains d'Investissement-Québec. Ils se sont informés du prix demandé pour ces actifs et ont eu une bien mauvaise surprise.

«On peut encore négocier pour voir si c'est récupérable.»

« C'est à vendre, mais le prix ne fait pas notre affaire. On peut encore négocier pour voir si c'est récupérable, mais nous ne nous faisons pas d'idée », ajoute M. Doyon, pessimiste.

Plusieurs autres petits abattoirs québécois ont été mis en vente au cours des derniers mois du fait qu'il est difficile pour ces petites entreprises de maintenir la tête hors de l'eau dans un marché dominé par des géants américains et ontariens. La Coopérative a l'intention d'évaluer ces installations et pourrait s'en porter acquéreur. Elle portera également un oeil attentif à l'encan des équipements de Levinoff-Colbex, qui aura lieu le 2 décembre.

De mauvaise foi?

Selon Mario Théberge, l'un des administrateurs de la CBAQ, le gouvernement du Québec a fait preuve de mauvaise foi en n'acceptant pas de leur céder l'abattoir. L'offre de la Coopérative était moins importante, mais elle s'engageait à créer plus d'une centaine d'emplois dans une petite municipalité régionale. Leur aventure aurait également favorisé la commercialisation d'aliments locaux.

M. Théberge soutient avoir obtenu la confirmation que la faillite de l'Association des producteurs bovins du Québec leur avait nui dans leurs démarches.

« Le sous-ministre d'Investissement-Québec Jocelyn Dumas s'est échappé. Il a dit qu'on n'a jamais voulu nous vendre parce qu'on avait fait faillite. Il n'a pas compris que ce n'est pas le même groupe de gens. Ce n'est pas parce que l'autre gang n'a pas réussi que notre projet n'est pas viable », déplore-t-il.

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