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Le projet d'abolition des CLD déçoit chez Sherbrooke Innopole

Josée Fortin... (Archives La Tribune)

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Josée Fortin

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(Sherbrooke) «On avait déjà eu des compressions de 10 % cette année, et on savait qu'un autre tour de roue serait donné, mais jusqu'au point de dire qu'on abolirait les CLD, c'est du nouveau pour nous, ou du moins pour moi.»

Les déclarations du ministre des Affaires municipales Pierre Moreau - qui a annoncé mercredi dernier que les centres locaux de développement (CLD) étaient appelés à disparaître et que seulement la moitié des sommes que le ministère y consacrait seraient transmises au niveau municipal - a de quoi faire réagir Josée Fortin, directrice générale de Sherbrooke Innopole, le CLD de la ville de Sherbrooke.

«Une chose qui est importante à comprendre, c'est qu'on aura toujours une société de développement économique à Sherbrooke. Qu'on coupe dans la structure c'est une chose, mais on sera toujours là, c'est très important pour une ville de cette taille», nuance-t-elle toutefois.

Jusqu'à maintenant, la contribution gouvernementale représentait environ un tiers du budget de Sherbrooke Innopole, alors que les deux tiers restants provenaient de la Ville. Si la diminution se produit comme prévu, l'organisme perdra donc un sixième de son budget total.

«Si on coupe [l'argent reçu du gouvernement] de moitié, il va y avoir des choix à faire. Est-ce que ça va entraîner une baisse de services auprès des entreprises? C'est possible, peut-être qu'on ne pourra plus tout faire. Va-t-on devoir remercier des employés? Ça reste à voir», dit Mme Fortin, qui précise qu'il lui manque encore beaucoup d'informations pour savoir comment les choses vont réellement se passer.

L'exercice budgétaire qui venait d'être déposé sera donc à recommencer. «On est toujours prêts à s'améliorer, on va trouver des solutions. Mon objectif est d'affecter le moins possible les services aux entreprises et de garder mon monde... J'ai essayé de les rassurer, mais il nous manque encore beaucoup d'information.»

La directrice générale avait rédigé cet été un mémoire présenté au ministre de l'Économie, de l'Innovation et des Exportations, Jacques Daoust, qui indiquait où allait l'argent investi par le gouvernement à Sherbrooke. «Je leur démontrais que ce ne sont pas des dépenses qu'ils font, ce sont des investissements», dit-elle.

«C'est clair que c'est décevant. Est-ce que l'exercice de révision que le gouvernement est en train de faire est louable? Je pense que oui. Mais dans la façon de faire, il y a matière à discussion», affirme Josée Fortin.

«Je pense que la Fédération des municipalités du Québec et l'Union des municipalités du Québec a vraiment fait beaucoup d'efforts et de représentation pour garder les CLD en place. Ce que je déplore, c'est qu'à mon humble avis, quand on sait que l'entente avec le Ministère se terminait le 31 décembre 2014, l'Association des CLD du Québec aurait dû déjà être en discussion [avec le ministère] depuis le printemps dernier», dit-elle.

Mme Fortin aura vraisemblablement l'occasion d'en savoir plus à ce sujet cette semaine, puisque les membres de l'Association se réuniront mercredi et jeudi, indique-t-elle.

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