Encore de l'espoir pour l'abattoir?

Crescent commercial corporation (C3), l'acquéreur des actifs Levinoff-Colbex de... (Archives Le Soleil)

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Yanick Poisson
La Tribune

(SAINT-CYRILLE-DE-WENDOVER) Crescent commercial corporation (C3), l'acquéreur des actifs Levinoff-Colbex de Saint-Cyrille-de-Wendover, n'exclut pas la possibilité de vendre en lot l'ensemble des équipements à une organisation intéressée par la reprise des activités de l'abattoir.

Le liquidateur donne jusqu'au 2 décembre à tout entreprise ou organisme intéressé à relancer les activités de l'abattoir pour lui faire une offre après quoi, les actifs seront divisés, mis aux enchères et vendus aux plus offrants.

Le porte-parole de Crescent, Cosimo Larosa, a confirmé avoir reçu quelques appels de gens intéressés par les installations de Saint-Cyrille, dont la Coopération de bovins d'abattage du Québec (CBAQ). Il semblerait qu'il n'y ait toutefois pas de négociations concrètes pour l'instant.

«Nous voyons d'un bon oeil la relance des activités de l'abattoir. Nous savons que c'est un dossier important pour la région. C'est pour cette raison que nous offrons la possibilité à des acheteurs de se manifester d'ici le 2 décembre», dit-il.

Ça passe ou ça casse

Les dirigeants de la CBAQ ont obtenu les informations dont ils avaient besoin de la part de Crescent et rencontreront leurs membres mercredi, lors d'une assemblée générale qui aura lieu à l'hôtel Best Western de Drummondville. Ils présenteront les bases d'un nouveau projet et demanderont l'avis des producteurs. Ces derniers devront nécessairement s'impliquer davantage, financièrement parlant.

«À l'heure actuelle, nous n'avons pas l'argent nécessaire pour acheter les actifs. Nous aurons deux choix : soit les producteurs acceptent d'investir plus d'argent dans la Coopérative, soit c'est terminé», explique Mario Théberge, l'un des administrateurs.

Rappelons que la longue déchéance de Levinoff-Colbex s'est amorcée en janvier 2006, lorsque la Fédération des producteurs bovins du Québec (FPBQ) a procédé à l'acquisition de l'abattoir à un prix jugé trop élevé. L'entente avec les anciens propriétaires, les frères Cola, ne permettait pas non plus à la Fédération de rentabiliser son investissement.

Six années et des millions de dollars d'endettement plus tard, la FPBQ a choisi, en 2012, de mettre la clé dans la porte de l'établissement et de refiler la facture à ses producteurs. À ses bonnes années, l'abattoir employait plus de 200 personnes.

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