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CRÉ: «Une décision semble avoir été prise sans qu'on nous ait rencontrés»

Jacques Demers... (Archives La Tribune)

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Jacques Demers

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(Sherbrooke) On apprenait hier que le gouvernement Couillard entamera sous peu des coupes importantes en matière de développement régional, une réorganisation à la suite de laquelle les conférences régionales des élus (CRÉ) seront réduites à leur plus simple expression.

« Une décision semble avoir été prise sans qu'on nous ait rencontrés », déplore le président de la CRÉ de l'Estrie, Jacques Demers, ajoutant que l'organisme a fait, sans succès, de nombreuses démarches auprès du ministre Pierre Paradis, responsable de la région de l'Estrie.

« À date, j'ai moins de difficulté à rencontrer le ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau, ou même le premier ministre Philippe Couillard que le ministre Paradis » souligne M. Demers.

« Un organisme comme la CRÉ est importante pour qu'on ait une vision globale de la région et qu'on ne travaille pas en silo par MRC. C'est à cause de cette vision globale que Sherbrooke est embarquée dans le dossier du Mont-Orford il y a quelques années et c'est à cause de cette vision que Magog se prononce dans le dossier de l'aéroport de Sherbrooke », cite en exemple M. Demers, ajoutant que la CRÉ a aussi contribué au succès de Foresta Lumina en investissant environ 100 000 $.

La CRÉ de l'Estrie, c'est 18 emplois, incluant les trois liés au Forum Jeunesse Estrie et celui lié à l'Alliance pour la solidarité et l'inclusion sociale. Le budget annuel de base de la CRÉ de l'Estrie destiné à la concertation, la planification et le développement de la région est de 2,5 M$, mais ce sont 7,2 M$ qui sont mis à la disposition de la CRÉ avec l'attribution de nombreux mandats spéciaux tels que le Forum Jeunesse Estrie, l'Alliance pour la solidarité et l'inclusion sociale, le programme de développement forestier, l'amélioration de la vie des aînés, la régionalisation de l'immigration.

« De ce budget, 88 pour cent vont au soutien de projets et d'initiatives du milieu. Seulement la balance est liée à la concertation et aux frais d'administration », précise Marie-Hélène Wolfe, directrice générale de la CRÉ Estrie, ajoutant qu'en 10 ans d'existence, l'organisme a soutenu quelque 800 projets pour une redistribution totale de 28 M$.

« La concertation est importante pour qu'on soutienne des projets qui font consensus auprès des gens issus de tous les milieux assis autour de la table », résume Mme Wolfe.

« On parle trop de la structure des CRÉ et pas assez des projets et des gens qui en découlent », conclut M. Demers.

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