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Conciliation travail-études : un équilibre qui bénéficie à tous

La vice-rectrice aux études à l'Université de Sherbrooke... (Imacom, Jessica Garneau)

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La vice-rectrice aux études à l'Université de Sherbrooke et coprésidente de la Table estrienne de concertation interordres en éducation, Lucie Laflamme, rappelle qu'une bonne conciliation études-travail est importante pour favoriser la persévérance scolaire.

Imacom, Jessica Garneau

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(SHERBROOKE) Les études devraient être la priorité, autant pour les jeunes que pour les employeurs qui embauchent des étudiants. C'est le message de la Table estrienne de concertation interordres en éducation (TECIÉ) et du Projet Partenaires pour la réussite éducative en Estrie (Projet PRÉE) qui lançaient, jeudi, la campagne promotionnelle conciliation études-travail et le nouveau visuel du programme. Jusqu'au 5 septembre, une campagne promotionnelle sur les ondes radio, dans les journaux locaux et régionaux ainsi que dans les autobus de la Société de transport de Sherbrooke rappellera aux jeunes l'importance de choisir un employeur conciliant et d'accorder la priorité aux études.

La fin de la période estivale présente un moment important dans le parcours des jeunes, car certains décident de ne pas retourner sur les bancs d'école. «Le Québec gagne chaque fois qu'un jeune choisit de persévérer et miser sur son avenir. Parmi les nombreux défis qui restent à relever pour optimiser la persévérance scolaire de nos élèves, celui de la conciliation études-travail est particulièrement intéressant», a déclaré la vice-rectrice aux études à l'Université de Sherbrooke et coprésidente de la TECIÉ, Lucie Laflamme.

Les élèves du secondaire et les étudiants du collégial et des universités du Québec âgés entre 15 et 24 ans détiennent le record canadien du plus grand nombre d'heures de travail rémunéré par semaine. Selon l'Institut des statistiques, 43% des jeunes de 4e secondaire et 55% des jeunes de 5e secondaire occupaient un emploi pendant leurs études en 2012.

«Nous constatons également que plusieurs d'entre eux travaillent plus de 16 heures par semaine. Si les vertus du travail sont indéniables pour le développement des responsabilités, du sens de l'organisation et de la discipline personnelle des jeunes, nous savons aussi qu'un emploi peut être lourd de conséquences sur leur niveau de concentration et d'énergie, sur leur motivation aux études et sur l'absentéisme», précise Mme Laflamme pour expliquer la mise en place de mesures de gestion facilitant la conciliation études-travail.

520 employeurs conciliants en Estrie

Depuis 2011, toutes les MRC de l'Estrie sont couvertes par le programme Conciliation études-travail. «En Estrie, ce sont plus de 520 employeurs dans 677 milieux de travail qui offrent des conditions favorisant la persévérance scolaire et la réussite. Au total, près de 6600 étudiants-employés bénéficient de ce programme», note le directeur général de la Commission scolaire des Sommets et coprésident de la TECIÉ, Christian Provencher.

Plusieurs employeurs étaient présents à la conférence de presse pour témoigner que, même si c'est parfois plus compliqué de faire les horaires, le programme a ses avantages. «Les jeunes apprennent vite et ils restent longtemps avec nous. Leur horaire est souvent complémentaire à ceux de nos employés réguliers», a expliqué Sylvie Chainé, de la Pharmacie Jean-Coutu d'Asbestos.

«De mon côté, je le fais d'abord par égoïsme corporatif, car avoir de bonnes conditions pour les jeunes me permet d'avoir une bonne attraction et une bonne rétention de mon personnel», a révélé Réal Desautels, de la Coop Alentour, ajoutant qu'il valorise l'équilibre entre le travail, les études et le boulot.

Pour faciliter la conciliation études-travail, Michel Mercier, d'Inter-Sport à Lac-Mégantic, laisse ses employés s'entendre entre eux pour les horaires et Annick Gazaille signale que ses 35 étudiants-employés ont droit à une dérogation syndicale pour avoir des horaires plus flexibles.

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