Une autre tuile s'abat sur Martin Breault

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(Sherbrooke) L'ancien contrôleur des Viandes Laroche, Martin Breault, n'est pas au bout de ses peines.

Après avoir été condamné à payer 189 312 $ par la chambre civile de la Cour supérieure, et avoir été accusé de fraude devant la Cour criminelle, voilà que Martin Breault vient d'être radié à vie de l'Ordre des comptables en management accrédités du Québec (CMA).

Dans un avis de radiation publié dans La Tribune, l'organisme mentionne que Breault n'a plus le droit d'exercer sa profession depuis le 3 septembre dernier, selon une décision du conseil de discipline de l'Ordre.

 

La décision est permanente et exécutoire, à moins d'un appel conformément au Code des professions, note-t-on.

«La radiation permanente est une procédure exceptionnelle. Le comité de discipline rend rarement ce type de décision. Dans le cas de Martin Breault, la sanction de radiation permanente a été rendue après une audition où il a avoué sa culpabilité», explique la secrétaire du conseil de discipline de l'ordre des CMA, Christiane Martinez. Cette sanction extrême n'a été rendue qu'à quatre reprises par l'ordre des CMA au cours des 20 dernières années.

L'ordre des comptables en management accrédités retient sept chefs contre Breault.

L'avis de radiation détaille les présumées fraudes qui lui sont reprochées. Par exemple, il est question d'un détournement «à son profit» d'une somme «approximative de 76 857,42 $ en argent comptant alors qu'il devait en effectuer le dépôt».

Ou alors qu'il aurait «profité de son statut de signataire bancaire autorisé chez ce dernier (son employeur), pour obtenir sans droit une somme de 16 500 $ en laissant faussement croire qu'il s'agissait d'un montant correspondant au remboursement d'un programme de formation de l'Ordre des CMA du Québec».

Il aurait aussi émis «un chèque à l'ordre d'une fiducie au montant de 28 500 $ dans le but d'effectuer un paiement sur un solde d'un prêt personnel».

«C'est une dérogation totale au code de déontologie de la profession. Ces agissements entachent la profession, mais nous sommes là pour protéger le public», mentionne Mme Martinez.

Le 15 septembre dernier, Martin Breault, d'Asbestos, a comparu au palais de justice de Sherbrooke pour répondre à des accusations de fraude de 220 736 $, fabrication de faux documents et d'utilisation de faux entre le 1er juillet 2003 et le 10 mai 2008.

Selon l'acte d'accusation, l'ancien employé de la compagnie Viandes Laroche aurait fait la grosse vie aux frais de son employeur, entre 2003 et 2008.

L'individu de 30 ans, qui a été congédié en mai 2008 par l'entreprise d'Asbestos, sera de retour devant le tribunal le 23 octobre.

 

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