Sherbrooke Citoyen dénonce le manque d'écoute du maire

Trois candidats de Sherbrooke Citoyen, Julie Dionne, Hélène... (Spectre Média, Jessica Garneau)

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Trois candidats de Sherbrooke Citoyen, Julie Dionne, Hélène Pigot et Edwin Moreno, dénoncent ici le manque d'écoute des citoyens dans le dossier de la station-service en construction au coin des rues Thibault et Dunant. Ils sont accompagnés de la citoyenne Dominique Vigneux-Parent.

Spectre Média, Jessica Garneau

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(Sherbrooke) Trois candidats de Sherbrooke Citoyen, dont la chef Hélène Pigot, dénoncent le manque d'écoute du maire Bernard Sévigny dans le dossier du terrain situé au croisement des rues Thibault et Dunant. Ils souhaiteraient un dialogue avec le promoteur pour éviter d'y voir pousser une station-service.

Candidat dans le district d'Ascot, Edwin Moreno écorche aussi au passage les conseillers sortants Robert Pouliot et Nicole A. Gagnon. « Je dénonce le silence des deux conseillers sortants des anciens districts Croix-Lumineuse et Ascot. Ils ont consenti à appuyer leur chef dans sa démarche, foulant du pied les demandes et les préoccupations des citoyens qui avaient voté pour eux aux dernières élections. »

M. Moreno estime que le maire Sévigny « est contre la participation des citoyens dans les projets qui les touchent directement » et qu'il fait « le choix des affaires ». « Comme citoyen, je me battrai pour faire entendre la voix de la majorité active et de la minorité silencieuse, mais engagée pour l'intérêt de notre collectivité. »

Julie Dionne, candidate dans le district de l'Université, rappelle que « c'est l'administration Sévigny qui a choisi d'échanger ce terrain avec le promoteur quelques mois avant un changement de zonage ».

« On comprend les gens de se sentir floués. Le manque de consultation et de transparence est inacceptable. C'est un des accrocs à notre démocratie. Il faut impérativement redresser la situation », dit-elle.

Hélène Pigot s'interroge quant à elle sur le choix précis de ce terrain alors que la Ville en possède 700 partout sur son territoire. Mme Pigot dit disposer de la liste de ces terrains, un document obtenu en vertu de la loi d'accès à l'information. « La façon dont l'administration est en train de traiter ce dossier est une façon trop courante. M. Sévigny a l'air de privilégier les promoteurs, au détriment du développement de Sherbrooke pour ses citoyens. Ses citoyens veulent habiter dans une ville agréable à vivre et actuellement on est en train de transformer la ville en stations à essence, en commerces qui n'en sont pas de proximité, au mépris des citoyens. »

Mme Pigot qualifie l'échange de terrains de mystérieux. « On se demande pourquoi c'est ce terrain que l'administration va échanger pour mettre une station-service alors qu'il y en a assez autour. Les citoyens disent qu'on pourrait peut-être y mettre des commerces de proximité qu'il est agréable de fréquenter quand on sort du mont Bellevue. C'est une gestion très bizarre de M. Sévigny, qui n'est pas à l'écoute des citoyens. Il dit que la situation est décidée et il ne s'est même pas assis avec le promoteur. »

Hélène Pigot suggère donc de s'asseoir avec le promoteur et de voir si la situation peut être réglée. « On a l'impression que M. Sévigny laisse les terrains aux promoteurs et les laisse développer comme ils veulent. Dans mon porte-à-porte, je recueille des gens en pleurant qui sont venus à Sherbrooke parce qu'il y a des arbres et qui disent qu'il n'y en a plus parce que les promoteurs font ce qu'ils veulent. »




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