St-Élie Motorsports respecte les exigences sonores

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Le promoteur Simon Homans n'a pas voulu commenter les résultats de l'étude.

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(Sherbrooke) Les activités de Saint-Élie Motorsports respectent les limites de bruit fixées par la Cour d'appel, soit 45 décibels pour les activités de motocross et 50 décibels pour les activités d'accélération. C'est ce que confirme une étude sonore menée par SNC-Lavalin à laquelle La Tribune a eu accès.

Les mesures sonores prises le 21 juillet pendant les activités d'accélération relèvent un niveau de bruit de 45 à 47 décibels. Les données ont été recueillies au 9310, chemin de Saint-Élie. Des mesures ont aussi été prises pour avoir une idée du niveau de bruit généré dans l'environnement en l'absence de courses. Une station météo permettait aussi d'évaluer le niveau d'humidité, le vent et la température.

Pour les activités de motocross, le bruit est évalué entre 39 et 43 décibels. Les mesures ont été prises le 22 juillet au 4554, rue Jean-Saulnier.

Dans les mesures effectuées, selon les relevés de SNC-Lavalin, les pointes sont attribuables au passage d'avions, au bruit de tondeuses ou à des véhicules passant sur le chemin de Saint-Élie ou la rue Jean-Saulnier.

Le promoteur Simon Homans, qui souhaite agrandir le site de Saint-Élie Motorsports pour réorganiser ses activités, n'a pas voulu commenter les résultats de l'étude.

Tous les élus ont reçu une copie dudit document pour être en mesure de se prononcer sur l'agrandissement du site de Saint-Élie Motorsports.

Prudence

Le conseiller de Saint-Élie, Julien Lachance, se montre prudent devant ces résultats. « Le certificat d'autorisation est géré par le ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques. Il y a peut-être des subtilités que je ne connais pas. Ce que dit l'étude, c'est que les normes sont respectées à une journée donnée.

« Nous avons posé des questions au MDDELCC et on nous a dit que nous aurions des réponses d'ici le 15 septembre. Lors d'une consultation le 20 juin, les citoyens ont dit qu'ils aimeraient quelqu'un de neutre pour faire l'analyse de son. Certains veulent plusieurs mesures de son, au nord et au sud du site. C'est un élément qu'on veut préciser pour protéger les citoyens. Nous pourrons aussi demander une contre-expertise. »

Julien Lachance mentionne que le conseil municipal doit se prononcer sur l'agrandissement du site lundi prochain. Il ne veut toutefois pas s'avancer à commenter l'étude davantage. « C'est un des dossiers les plus épineux que j'ai rencontrés dans le dernier mandat. »

Le conseiller Bruno Vachon comprend lui aussi que les citoyens sont surtout inquiets en raison du petit nombre de mesures pour établir le niveau de son pendant les courses. « Nous sommes un peu pris entre l'arbre et l'écorce. Quel est l'impact du vent, de l'humidité, de la température sur la propagation du son? Ce n'est pas un dossier simple, mais en même temps, si les courses ne sont pas permises là, elles seront permises où? »

M. Vachon rappelle que le promoteur doit respecter des normes de bruit, quels que soient la superficie de son terrain et le nombre de courses qu'il organise.




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