Les minimaisons ne dévalueront pas le voisinage

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L'initiateur du projet de coopérative, Richard Painchaud, a livré un exposé d'une trentaine de minutes, cherchant à contrecarrer « la désinformation » à propos de son projet.

Spectre Média, Marie-Lou Béland

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(Sherbrooke) Tel qu'anticipé, le projet du Petit Quartier, qui pourrait compter 73 minimaisons dans le prolongement de la rue des Semailles, dans Fleurimont, a soulevé des questions quant à la valeur des propriétés avoisinantes, mardi. La trentaine de personnes rassemblées pour une séance d'information au bureau d'arrondissement ont aussi voulu connaître l'ampleur des zones forestières qui seront protégées.

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Les six hectares situés à l'est du projet seront conservés en aire protégée.

Plan fourni par la Ville de Sherbrooke

L'initiateur du projet de coopérative, Richard Painchaud, a livré un exposé d'une trentaine de minutes, cherchant à contrecarrer « la désinformation » à propos de son projet. « Jamais un groupe de développeurs n'aura été aussi enclin que nous à protéger l'environnement. Notre projet n'aura aucune incidence sur l'évaluation des maisons de la rue Virginie-Laflamme. Nous créons notre propre comparable immobilier. Et pour ceux qui craignent un impact sur la circulation sur Duplessis, sachez que 30 % des nos résidents seront retraités et que la majorité des autres travaille sur un horaire atypique. »

M. Painchaud indique qu'une zone protégée de six hectares se trouvera à l'est du terrain. « Nous n'y aménagerons pas de sentiers. Nous ne couperons aucun arbre. Nous ne bougerons même pas la moindre pierre. Pour le développement lui-même, nous avons essayé de toucher le moins possible à la topographie du site. C'est le terrain qui a décidé où on installait quoi. »

«Je voulais me construire une minimaison, mais c'était impossible sans avoir une incidence sur les voisins.»


La conseillère Danielle Berthold a précisé que le projet comptait 27 dispositions, ou obligations, pour encadrer la construction, par exemple la distance entre les maisons et le droit ou non de construire une verrière.

L'urbaniste Benoît Lapointe a mentionné qu'à l'origine, le terrain visé est zoné pour des maisons unifamiliales isolées ou des maisons jumelées. Deux projets déposés par des promoteurs dans le passé ont été abandonnés puisqu'un développement traditionnel n'était pas rentable.

À la question du citoyen Stéphane Lacroix, qui voulait connaître l'intérêt de Richard Painchaud dans le dossier, ce dernier a répondu : « Je vis de façon minimaliste depuis plusieurs années. Je voulais me construire une minimaison, mais c'était impossible sans avoir une incidence sur les voisins. J'ai donc eu l'idée d'un quartier. »

Pascal Cyr, candidat aux élections, a demandé qu'on explique l'impact sur les maisons de la rue Virginie-Laflamme. Benoît Lapointe a d'abord indiqué que la plus proche maison de la rue Virginie-Laflamme se trouverait à 100 m du Petit Quartier.

Le chef de la division de l'évaluation à la Ville de Sherbrooke, Richard Gagné, a expliqué les critères impactant l'évaluation d'une maison. « Les maisons du Petit Quartier ne peuvent jamais servir de comparable parce qu'elles sont évaluées à l'intérieur d'une coopérative. Les évaluations fonctionnent sur une valeur marchande. Les gens cherchent une maison qui répond à leurs besoins en termes de superficie, de nombre de pièces. Ils ne cherchent pas nécessairement une vue sur une forêt ou sur une montagne. »

Le sérieux avec lequel la zone de conservation sera protégée a maintes fois été réitéré.

« Le projet est à l'abri de la spéculation. Il y aura un prix fixe pour les maisons. Il ne pourra pas être plus haut ou plus bas, explique Richard Painchaud. Il sera possible de louer sa maison un an tous les 14 ans, mais le locataire devra être approuvé par le comité de sélection. »

Le prix des maisons varie entre 105 000 et 125 000 $. 71 d'entre elles ont déjà trouvé preneur. Elles seront toutes construites en un été et seront livrées entre le mois de juin et le mois d'octobre.

Une consultation publique se tiendra le 25 septembre, à 19 h à la salle 307 du centre communautaire Coeur-Immaculé. L'adoption du projet est prévue le 2 octobre au conseil municipal.




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