Salle de diffusion: Diane Délisle s'en prend à Pierre Tardif

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(Sherbrooke) La conseillère Diane Délisle a servi un camouflet à son collègue Pierre Tardif, président du comité de la culture, au dernier conseil municipal. Profitant de la période des messages, Mme Délisle s'est dite surprise de voir M. Tardif voler au secours des artistes sherbrookois dans le dossier de l'application Muralis alors qu'il s'est opposé à la construction d'une salle de diffusion pour la jeunesse.

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Pierre Tardif

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Le matin même, dans La Tribune, Pierre Tardif dénonçait « l'affront fait aux artistes et comédiens de l'Estrie », qui n'ont pas été suffisamment sollicités selon lui dans la réalisation des animations visant à donner vie aux murales sherbrookoises.

« On a des artistes professionnels et talentueux ici qui se démènent pour faire rayonner leur création au Québec et à l'international, mais on ne pense pas à eux pour ce projet local... qu'est Muralis. Lâchez-moi la ''nécessaire liberté de création, l'exigence de ressemblance (au théâtre le maquillage ça existe)'' et pensez à faire davantage de place à nos artistes locaux dans vos futurs projets.

« J'ai peut-être manqué le bateau cette fois-ci, mais soyez tous assurés que je me ferai plus vigilant pour les présentations de futurs projets de Destination Sherbrooke... », assurait-il.

Diane Délisle n'a pas mâché ses mots pour adresser des reproches à son collègue. « Quelle ne fut pas ma surprise de lire dans La Tribune un texte signé du président du comité de la culture qui se portait soudainement à la défense des artistes et artisans de chez nous alors que pendant quatre ans vous vous êtes vertement opposé au projet le plus mobilisateur qu'on avait en culture à Sherbrooke. Le centre diffusion que nous avons porté à bout de bras pendant dix ans et auquel vous vous êtes opposé. Mieux vaut tard que jamais. Une vocation tardive, M. Tardif, c'est mieux que pas de vocation. »

Pierre Tardif lui a répondu. « En quatre ans, j'ai fait mon possible. J'ai posé beaucoup de questions. J'ai été contre un projet et j'en suis fier. J'ai fait sauver presque trois millions à la Ville de Sherbrooke. Nous avions un projet dans lequel nous devions mettre 4 M$ pour le centre de diffusion. Après avoir travaillé plus fort, nous avons trouvé d'autre argent et la Ville ne mettra que 800 000 $. Je suis bien fier de ça. Je pense être bien apprécié pour le travail que j'ai fait dans la culture. Il n'y a pas que le théâtre dans la culture à Sherbrooke. »

Les économies évoquées par M. Tardif font référence à une subvention de 2,7 M$ de Patrimoine Canada. En contrepartie, la Ville s'est engagée à financer le fonctionnement de la salle à raison de 140 000 $ par année.




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